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Cour des droits de l'Homme La requête de Laurent Ségalat jugée «irrecevable»

La Cour européenne des droits de l'homme a débouté Laurent Ségalat. Ce dernier a épuisé toutes les voies de recours possibles contre son jugement.

Laurent Ségalat en novembre 2012

Laurent Ségalat en novembre 2012 Image: Keystone

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Laurent Ségalat, le généticien français condamné pour le meurtre de sa belle-mère dans le canton de Vaud, a été débouté par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Les juges de Strasbourg ont ainsi confirmé le verdict du Tribunal cantonal vaudois.

L'avocat français de Laurent Ségalat, Gilles-Jean Portejoie, a confirmé lundi soir une information des sites de «24 heures» et Tribune de Genève. Le généticien, qui a toujours clamé son innocence, avait saisi la CEDH notamment parce qu'il critiquait la brièveté du procès en appel.

Jugement «incroyable»

«Il paraît que, en Iran, les procès en appel durent plus longtemps que celui qu'on m'a fait devant la Cour d'appel de Lausanne», avait-il dénoncé. Il avait qualifié d'«incroyable» ce jugement rendu en novembre 2012. Il fallait «mettre un nom dans la case coupable» et «ils n'ont trouvé que le mien». La CEDH n'a pas été sensible à ses arguments et a déclaré sa requête irrecevable.

Pour mémoire, le 9 janvier 2010, Laurent Ségalat dit avoir découvert le corps agonisant de sa belle-mère à Vaux-sur-Morges (VD). Il affirme avoir en vain essayé de la sauver. Acquitté en première instance, il a été condamné en appel en novembre 2012 à 16 ans de prison. Après recours, le Tribunal fédéral l'a définitivement condamné à une peine de 14 ans pour meurtre.

Laurent Ségalat soutient qu'il existe «des preuves» de son innocence: selon un rapport, «il est 'extrêmement invraisemblable' que le décès soit survenu après 18h00» et «la police ne conteste pas qu'il est impossible que je sois arrivé sur place avant 18h30», explique le Français. Il dit aussi avoir lavé le sol de la scène du drame après avoir appelé les secours, et non avant comme le ferait un meurtrier.

Exécution de la peine exigée

Le généticien, qui en tant que citoyen français résidant en France ne peut pas être extradé, mais ne peut plus non plus quitter l'Hexagone au vu du mandat d'arrêt international lancé par la Suisse, assure par ailleurs qu'il s'entendait «à merveille» avec sa belle-mère et qu'ils ont «toujours été tous les deux des non-violents».

La Suisse a demandé en janvier à la France l'exécution de la peine de 14 ans infligée à Laurent Ségalat. La requête a été transmise par l'Office fédéral de la justice (OFJ) au Ministère français de la justice. La réponse de Paris va prendre du temps, estime-t-on à Berne.

Créé: 16.02.2015, 19h46

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