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Hors-la-loi Ségolène Royal risque 90'000 francs d'amende

Rien ne va plus pour l'ancienne candidate à la présidence. En annonçant sa défaite dix minutes avant l'embargo de 20 heures et la fermeture de tous les bureaux de vote, elle risque une amende salée mais aussi l'inéligibilité.

Ségolène Royal a subi un revers douloureux dimanche à La Rochelle.

Ségolène Royal a subi un revers douloureux dimanche à La Rochelle. Image: Keystone

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Ségolène Royal détournée par les internautes

Ségolène Royal détournée par les internautes Une affiche «Ici, c'est Falorni» placardée sur la porte de Ségolène Royal a été détournée par les adeptes de photomontage qui ont même créé un blog.

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Depuis le début des législatives, Ségolène Royal encaisse les coups, mais elle refuse le KO. Ni le tweet ravageur de Valérie Trierweiler, ni son douloureux échec à La Rochelle, face au «traître» du parti socialiste Olivier Falorni, n'auront eu raison de l'ancienne candidate à la présidence. Ce dernier uppercut va-t-il sonner la fin du match?

En annonçant sa défaite dimanche à 19h50, Ségolène Royal a violé l'embargo qui interdit de communiquer des résultats avant 20 heures, heure de fermeture de tous les bureaux de vote. Et même si les bureaux de son fief de Poitou-Charentes, étaient déjà fermés depuis 18 heures, la candidate déchue reste hors la loi.

Si elle est poursuivie par la Commission de contrôle de la campagne électorale ou par le procureur de la République, Ségolène Royal risque jusqu'à 90'000 francs d'amende (75'000 euros) et une peine d'inéligibilité, rapporte le Huffington Post, s'appuyant sur l’interview d'un juriste au micro d'Europe 1.

Les chaînes aussi visées

La combattante à la veste rouge, devrait, donc, essuyer un dernier revers et dire adieu à ses désespérées ambitions politiques, notamment la direction du Parti socialiste, après le départ de Martine Aubry.

Ségolène Royal risque gros. Et les chaines qui ont diffusé son discours en direct (TF1, France 2, France 3 LCP, LCI), sont également visées par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA). Ce dernier statuera ce mardi.

Pour sa défense, la politicienne a déclaré ce matin via deux tweets, «j'ai donné une déclaration à enregistrer pour diffusion après 20 h au choix des médias», «Si certains médias l'ont diffusé avant c'est leur choix. Et le CSA me condamnerait sans m'entendre? Et le principe du contradictoire?»

Étant donné que la quasi totalité des chaînes qui proposaient la soirée électorale sont concernées, l'instance se montrera peut-être indulgente. Les chaînes concernées et Ségolène Royal, se verraient alors administrer une simple piqûre de rappel. Encore un coup pour la fière politicienne. «Ça ressemble à quoi cet acharnement sur une femme politique honnête?», lance-t-elle sur Twitter. (nxp)

Créé: 19.06.2012, 10h28

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