Mardi 7 juillet 2020 | Dernière mise à jour 22:35

Viande de cheval Spanghero pourra reprendre sa production de plats cuisinés

Les autorités françaises ont levé lundi une partie des sanctions imposées à la société Spanghero au coeur du scandale européen de la viande de cheval qui a atteint désormais la Finlande.

L'entreprise Spanghero à Castelnaudary, dans le sud-ouest de la France.

L'entreprise Spanghero à Castelnaudary, dans le sud-ouest de la France. Image: AFP

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Alors que les 27 Etats membres de l’Union européenne procèdent à des tests pour détecter la présence ou non de viande de cheval, le gouvernement français a autorisé Spanghero, la société au coeur du scandale européen de la viande de cheval, à reprendre une partie de ses activités après le retrait jeudi de son agrément sanitaire.

La décision du gouvernement, qui agissait au nom du principe de précaution, avait été vivement critiquée par les 300 employés de la société, qui dénonçaient une "condamnation à mort".

Après la vérification de la majorité des viandes stockées dans son usine du sud-ouest de la France, Spanghero peut reprendre la production de viande hachée, la saucisserie et l’élaboration de plats cuisinés, a indiqué le ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. En revanche, le stockage de matières premières congelées, au coeur du scandale, est toujours interdit.

Négoce de viande encore interdit

En clair, les autorités françaises continuent d’interdire à Spanghero le négoce de viande. En cause: les soupçons de réétiquetage. Lundi, le ministère de l’Agriculture a ainsi confirmé "que des estampilles sanitaires ont bien été modifiées".

C’est cette activité méconnue mêlant traders, producteurs et distributeurs dans toute l’Europe qui a été brutalement placée sous le feu des projecteurs par le scandale de la viande de cheval faussement estampillée boeuf.

Une série de chiffres illustre l’ampleur de la tromperie: 750 tonnes de viande de cheval achetées par Spanghero, dont 550 tonnes ont servi, via la société Comigel, à la confection de 4,5 millions de plats frauduleux vendus à 28 entreprises dans 13 pays européens.

"A ce stade, 80% du stockage de toutes les viandes a été vérifié, le travail continue sur les 20% restants. Le rapport d’enquête complet et définitif sera rendu vendredi", a précisé M. Le Foll, en assurant disposer à ce stade de "suffisamment d’éléments" pour rétablir en partie l’agrément de l’entreprise.

Accusations graves

Plusieurs ministres français avaient porté des accusations graves contre Spanghero, accusée de "tromperie économique", assurant que la société savait qu’elle revendait comme viande de boeuf de la viande chevaline et qu’elle avait trompé ses clients.

L’annonce des autorités françaises intervient alors que le géant allemand Lidl a retiré pendant le week-end des plats présentés comme cuisinés au boeuf de ses magasins en Suède et en Finlande, craignant qu’ils puissent contenir de la viande de cheval.

Ce retrait est le premier de produits vendus en Finlande depuis le début de l’affaire. En revanche, la Suède avait déjà vu le retrait de lasagnes Findus contenant du cheval. Lidl a indiqué avoir retiré du goulasch et des raviolis de la marque Coquette, fabriqués par la conserverie allemande Dreistern.

L’autorité de sécurité alimentaire finlandaise Evira prépare des prélèvements aléatoires en vue de tests ADN afin de vérifier que la viande vendue en Finlande est bien celle annoncée au consommateur.

Une dizaine de pays touchés

Une dizaine de pays (Royaume-Uni, France, Autriche, Norvège, Danemark, Pays-Bas, Allemagne, Suisse et Suède) ont rapporté la présence de viande de cheval dans des plats préparés qui étaient étiquetés pur boeuf, après la révélation du scandale au Royaume-Uni et en Irlande il y a un mois.

A ce jour, les autorités assurent qu’il n’y a pas de risque pour la santé humaine. (afp/nxp)

Créé: 18.02.2013, 17h50

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