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Justice internationale L'ultranationaliste serbe Seselj nargue La Haye

Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a ordonné lundi le retour en détention de l'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj.

Vojislav Seselj en novembre 2014.

Vojislav Seselj en novembre 2014. Image: Reuters

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En liberté provisoire depuis novembre pour des raisons de santé, Seselj ne compte pas se présenter devant le tribunal.

Le TPIY «ordonne à la cour (ndlr: en charge du dossier) d'annuler immédiatement la décision de mettre Seselj en liberté provisoire et ordonne son retour dans l'unité de détention de l'ONU», à La Haye, a annoncé lundi le tribunal dans un communiqué.

Cette décision contraint le gouvernement serbe, dirigé par un ex-allié de Vojislav Seselj, à procéder à son arrestation. Le TPIY lui reproche d'avoir enfreint les conditions de sa remise en liberté provisoire, car l'ultranationaliste a affirmé dès son retour en Serbie qu'il ne se présenterait pas devant le tribunal et qu'il ne retournerait pas en prison.

Atteint d'un cancer du côlon en phase terminale, l'homme de 60 ans avait été autorisé à rentrer à Belgrade en novembre 2014, sans qu'un verdict soit prononcé. Il était jugé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Croatie (1991-95) et en Bosnie (1992-95) depuis près de douze ans.

Arrestation imminente

Vojislav Seselj a prévenu lundi qu'il ne se rendrait pas à la convocation du TPIY. «Cette décision ne m'intéresse pas, je ne vais certainement pas retourner à La Haye de mon plein gré», a-t-il dit.

Suite à la décision du TPIY, c'est à la police serbe d'arrêter Vojsilav Seselj. Cependant, celle-ci ne l'a toujours pas contacté, selon le chef de file des ultranationalistes. «Je m'attendais à ce que la cavalerie débarque en grande pompe pour m'arrêter, mais ils ne se sont toujours pas manifestés», a déclaré M. Seselj.

«Que la police vienne. Si la gendarmerie vient, cela risque d'être violent, il faudra que je surveille mes arrières. Ce ne sera pas facile de m'arrêter», a-t-il encore dit, cité par le quotidien serbe Vecernje Novosti. (ats/nxp)

Créé: 30.03.2015, 15h24


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