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France La droite en tête du premier tour des départementales

Au premier tour des élections départementales en France, la droite composée de l'UMP et l'UDI obtient 29,4% des suffrages, devant la gauche et le Front national.

Résultats en bref

L'UMP-UDI-UC-MoDem recueillent 29,4% des voix.
Le FN en obtient 25,19%.
Le PS et ses alliés 28,66%.

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L'opposition de droite de l'ancien président Nicolas Sarkzoy est sortie vainqueur dimanche 22 mars en France du premier tour d'élections départementales. Elle a ainsi fait échec au pari de l'extrême droite de s'afficher première force du pays, deux ans avant la prochaine présidentielle.

La gauche au pouvoir a mieux résisté qu'attendu. Mais le Parti socialiste (PS) du président François Hollande essuie un quatrième revers de rang, après les municipales, les européennes et les sénatoriales en 2014.

Le scrutin est considéré comme un avant-dernier tour de chauffe avant des régionales fin 2015 et la présidentielle de 2017.

Sarkozy satisfait

«L'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera», a clamé M. Sarkozy. «Si nos compatriotes se sont massivement détournés de la gauche, c'est parce qu'ils ont le sentiment que depuis trois ans, on ne cesse de leur mentir», a-t-il estimé.

«Les formations républicaines ont tenu leur place, l'extrême droite n'est pas la première formation politique de France», a noté pour sa part le premier ministre socialiste Manuel Valls, en se réjouissant que les Français aient voté «plus que prévu».

Le parti de droite UMP, dirigé par Nicolas Sarkozy, et ses alliés centristes de l'UDI, sont arrivés en tête avec 29,4% des suffrages, selon le dernier communiqué du ministère de l'Intérieur.

Faire barrage à l'extrême droite

Le PS et ses alliés résistent mieux qu'annoncé avec 21,85%. Le Front de gauche/Parti de gauche et l'extrême gauche obtiennent au total 6,81%. Au total, le bloc de gauche a 52 élus. Les Verts, qui ne s'étaient alliés au PS que dans 20% des cantons et s'étaient rapprochés de l'extrême gauche, s'effondrent, à 2,03%, et n'obtiennent pas d'élus pour l'instant. Au total, gauche et droite sont au coude-à-coude à 36%.

Le Front national (extrême droite), crédité avant le scrutin d'au moins 30% des intentions de vote par les instituts de sondage, a recueilli finalement qu'environ un quart des votes, soit 25,19% des suffrages et huit sièges, selon les mêmes sources.

Manuel Valls a appelé «tous les républicains à faire barrage à l'extrême droite au deuxième tour», dimanche prochain, pour lequel le parti de Marine Le Pen devrait être qualifié dans de nombreux cantons, la plupart du temps face à des adversaires de droite.

La dirigeante a répliqué en estimant qu'au vu du score du PS, le chef du gouvernement, qui s'était investi dans la campagne en tirant à boulets rouges contre le FN, devrait «avoir la décence de remettre sa démission». «Le FN réussit l'exploit de dépasser son score des européennes (24,85%)», a-t-elle affirmé, en se félicitant que son parti «s'enracine élection après élection» en France.

A droite, Nicolas Sarkozy a assuré que l'UMP et ses alliés ne concluront «aucun accord local ou national avec les dirigeants du FN». Là où les candidats de l'UMP «ne seront pas présents au second tour», le parti «n'appellera à voter ni pour le Front national ni pour la gauche», a-t-il précisé.

Forte abstention

Le scrutin de dimanche a été marqué par une forte abstention, de 49,83%, mais la participation a été supérieure à celle des européennes de 2014 et du précédent scrutin local comparable en 2011 (44,4%).

La mobilisation plus forte des électeurs n'a pas profité à l'extrême droite. Elle a échoué dans son ambition d'arriver en tête du scrutin pour la deuxième fois en moins d'un an après les européennes de mai 2014.

Le FN caracolait en tête depuis plusieurs mois dans les sondages pour ces départementales. Mais l'écart avec l'UMP s'était resserré au cours des derniers jours, au point de mettre les deux formations au coude à coude à la veille du scrutin.

Régionales en ligne de mire

«Les résultats de ce soir seront le socle des résultats aux régionales», a affirmé dimanche soir Marine Le Pen. La patronne du Front national affiche l'ambition de partir ensuite «à l'assaut de l'Elysée», le palais présidentiel, en 2017.

A la tête d'une soixantaine de départements sur 101, la gauche divisée (socialistes, écologistes, communistes) est menacée d'en perdre près d'une trentaine.

L'UMP devrait profiter au second tout d'un report de voix de gauche pour contrer l'extrême droite et rafler la mise avec ses alliés centristes. «Dans un grand nombre de départements, les conditions d'un basculement massif en faveur de la droite républicaine et du centre sont réunies», a estimé Nicolas Sarkozy. (ats/afp/nxp)

Créé: 22.03.2015, 20h14

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