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Affaire Ghosn L'ex-PDG de Renault-Nissan nie les accusations

Accusé d'avoir dissimulé ses revenus, l'ancien patron du groupe Renault-Nissan-Carlos Ghosn réfute tout.

M. Ghosn, toujours en garde à vue au Japon, a été arrêté lundi dernier.

M. Ghosn, toujours en garde à vue au Japon, a été arrêté lundi dernier. Image: Keystone

Nissan n'évoque pas une revue de l'alliance avec Renault

Le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, n'a pas suggéré lundi qu'une revue de la structure actionnariale de l'alliance avec Renault était requise, alors qu'il a déjà déclaré par le passé que l'alliance ne devait plus être dominée par le constructeur français.

Renault détient 43,4% de Nissan alors que le groupe japonais a 15% de Renault, sans disposer de droit de vote.

Hiroto Saikawa, qui assure la présidence par intérim de Nissan depuis l'arrestation du PDG de l'alliance Carlos Ghosn accusé au Japon de fraude fiscale et de détournement de fonds, s'est exprimé lors d'une réunion avec les salariés du groupe.

Auparavant, le quotidien économique Nikkei avait cité le directeur général disant aux salariés que la «relation avec Renault ne se fondait pas sur une base équitable».

Un porte-parole de Nissan a déclaré qu'Hiroto Saikawa avait à nouveau parlé de la trop grande concentration de pouvoirs dans les mains d'une seule personne - Carlos Ghosn est également PDG de Renault et était, jusqu'à son éviction jeudi, président de Nissan.

Cette situation n'encourageait pas les autres membres des conseils de Renault et de Nissan de communiquer directement entre eux, préférant faire remonter les décisions à Carlos Ghosn.

Mardi, le conseil d'administration de Renault s'est abstenu de démettre officiellement Carlos Ghosn de ses fonctions de PDG du groupe français et a choisi de nommer un tandem composé de Thierry Bolloré et de Philippe Lagayette pour assurer l'intérim.

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L'ex-patron du groupe Renault-Nissan Carlos Ghosn nie toute dissimulation de revenus et les malversations dont il est accusé, a affirmé dimanche la chaîne de télévision publique japonaise NHK.

Le Franco-Libano-Brésilien, qui est resté formellement PDG de Renault, ne s'était pas exprimé depuis son arrestation lundi à Tokyo.

Interrogé par la justice, M. Ghosn n'a pas fait usage de son droit à garder le silence et a indiqué n'avoir jamais eu l'intention de dissimuler des revenus, selon des sources non identifiées citées par NHK.

M. Ghosn, toujours en garde à vue au Japon, a été arrêté lundi dernier en même temps que son bras droit, l'Américain Greg Kelly.

Soupçon de dissimulation

Il est soupçonné d'avoir dissimulé ses revenus de président du conseil d'administration de Nissan à hauteur de 5 milliards de yens entre juin 2011 et juin 2015. Il lui est reproché d'avoir fait la même chose pour les trois exercices comptables suivants, ont indiqué vendredi les quotidiens nippons Asahi Shimbun et Nikkei, soit un total de 8 milliards de yens, l'équivalent de plus de 62 millions d'euros de revenus dissimulés aux autorités financières japonaises.

Celui qui a été révoqué jeudi de la présidence du conseil d'administration de Nissan est également suspecté de ne pas avoir déclaré un bonus de plus de 30 millions d'euros lié à des plus-values dégagées sur les actions, selon Nikkei.

L'agence de presse Kyodo a de son côté affirmé que Nissan avait payé la soeur de Carlos Ghosn 100'000 dollars (100'000 francs) par an depuis 2002 pour une mission de conseil fictive.

M. Kelly a lui aussi nié les allégations dont M. Ghosn fait l'objet, indiquant que les salaires de ce dernier avaient été versés comme il se devait, selon des informations de médias japonais publiées dimanche.

Nisssan avait mis en place une équipe «secrète», incluant des membres du conseil d'administration, pour enquêter en interne cette année sur des soupçons de destruction de preuves par M. Ghosn, selon des sources citées par l'agence de presse Kyodo News.

(afp/nxp)

Créé: 25.11.2018, 10h08

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