Jeudi 19 septembre 2019 | Dernière mise à jour 03:14

Tanzanie Explosion d'un camion citerne: 71 morts

Au moment où les habitants faisaient le plein, un homme a tenté d'arracher la batterie d'un camion, provoquant une déflagration. Les victimes ont été enterrées.

Les victimes sont essentiellement des conducteurs de moto-taxis et des badauds venus siphonner le carburant qui s'écoulait du poids-lourd accidenté.
Vidéo: AFP

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La plupart des victimes de l'explosion d'un camion-citerne qui a fait 71 morts samedi en Tanzanie ont été inhumées dans le recueillement dimanche. Les autorités politiques et religieuses ont appelé à tirer les leçons de la tragédie qui a endeuillé le pays.

Lors d'une cérémonie supervisée par le Premier ministre Kassim Majaliwa, les victimes ont été enterrées dans le cimetière de Kola, situé à moins de 20 minutes de route du lieu de la catastrophe.

Des prélèvements ADN ont été effectués sur la grande majorité des corps inhumés à l'exception de cinq d'entre eux qui ont pu être facilement reconnus par des proches. Les autorités n'ont pas précisé le nombre exact de victimes enterrées dimanche.

«Une leçon»

Chaque cercueil blanc a été déposé dans une tombe par des éléments des forces de l'ordre, avant que des responsables religieux musulmans et chrétiens prient brièvement pour le repos de leur âme et ne jettent une poignée de terre dans chaque tombe.

«Ceci doit nous laisser une leçon: quand il y a un accident de ce genre, nous devons nous tenir à l'écart et laisser les secours faire leur travail», a plaidé Mechak, un pasteur de l'Eglise pentecôtiste des Assemblées de Dieu, lors de la cérémonie. Il a suggéré aux autorités de «sensibiliser l'opinion en ce sens».

Selon un dernier bilan communiqué par le Premier ministre lors de la cérémonie, «le nombre de morts s'élève à 71 tandis que le nombre de blessés est de 59, dont 43 à l'hôpital national à Dar es Salaam».

Les victimes sont essentiellement des conducteurs de moto-taxis et des badauds venus siphonner le carburant qui s'écoulait du poids-lourd accidenté alors qu'il tentait d'éviter une moto selon des témoins.

Deuil national

Les faits se sont déroulés samedi matin sur la commune de Msamvu, dans l'immédiate périphérie de Morogoro, une ville située à 200 km à l'ouest de la capitale économique Dar es Salaam, sur l'un des principaux axes routiers du pays.

Devant l'ampleur de la catastrophe, le président John Magufuli a décrété un deuil national jusqu'à lundi inclus. Il s'est rendu dimanche au chevet des blessés soignés à l'hôpital national de Dar es Salaam.

«Que Dieu te guérisse», a dit le chef de l'Etat à chacun des 43 blessés, dont certains dans un état très sérieux selon les médecins qui accompagnaient M. Magufuli.

Commission d'enquête

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé la mise en place d'une commission d'enquête pour établir si une ou des institutions avaient manqué à leurs responsabilités dans la gestion de la catastrophe. «Pendant que nos compatriotes maintenant décédés se rassemblaient pour siphonner le carburant, quelqu'un les en a-t-il empêchés?», a interrogé le Premier ministre.

«Moi, je sais que normalement, en cas d'accident, la police de la sécurité routière vole au secours» des sinistrés, a poursuivi M. Majaliwa, se demandant également si les pompiers étaient intervenus à temps.

Selon le gouverneur de Morogoro et un témoin, c'est un homme qui tentait d'arracher la batterie qui est peut-être à l'origine de l'embrasement du carburant répandu au sol. Ce type de tragédie n'est pas rare sur le continent africain. Le président John Magufuli s'était dit samedi «très choqué que les gens se ruent sur des véhicules accidentés pour piller leur cargaison». «Arrêtons cette habitude, je vous en prie», a-t-il demandé. (ats/nxp)

Créé: 11.08.2019, 21h03

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