Dimanche 26 mai 2019 | Dernière mise à jour 10:02

Brésil L'ex-président Temer remis en liberté

Michel Temer a retrouvé la liberté ce mercredi. Il avait été arrêté pour la deuxième fois dans le cadre de l'affaire «Lavage express».

L'ex-président brésilien Michel Temer.

L'ex-président brésilien Michel Temer.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L'ancien président brésilien Michel Temer a quitté mercredi la prison de Sao Paulo (sud-est) où il était détenu depuis six jours dans le cadre de l'enquête anticorruption «Lava Jato» (Lavage express).

Quatre juges du Tribunal supérieur de Justice (STJ) ont voté mardi à l'unanimité en faveur d'une mesure d'habeas corpus pour l'ancien président de centre droit, qui avait été emprisonné jeudi dernier.

M. Temer a quitté les locaux de la Police militaire de Sao Paulo en mi-journée à bord d'un convoi sécurisé pour regagner son domicile dans un quartier résidentiel de l'ouest de la capitale économique du Brésil.

C'est la deuxième fois que l'ex-chef de l'Etat de 78 ans, qui a quitté le pouvoir le 31 décembre dernier, se trouve plusieurs jours en prison préventive dans le cadre de la même affaire. En mars il avait déjà bénéficié d'un habeas corpus après quatre jours de détention. Le STJ a interdit mardi à M. Temer de sortir du territoire et a ordonné le gel de ses biens à hauteur du préjudice subi par les finances publiques.

Le prédécesseur de l'actuel président d'extrême droite Jair Bolsonaro est soupçonné d'être à la tête d'une «organisation criminelle» ayant détourné jusqu'à 1,8 milliard de réais (417 millions d'euros). Le parquet avait évoqué un «système criminel sophistiqué» sur des projets de génie électro-mécanique dans la centrale nucléaire d'Angra, toujours inachevée.

L'enquête Lava Jato a mis au jour depuis cinq ans le plus grand scandale de corruption de l'histoire du Brésil, autour de contrats de la compagnie pétrolière publique Petrobras, avec des grands groupes du BTP.

M. Temer était arrivé au pouvoir en août 2016, après la destitution brutale de la présidente de gauche Dilma Rousseff - pour maquillage des comptes publics - dont il était le vice-président.

Le mandat de ce cacique du Mouvement démocratique brésilien (MDB) a été entaché par une série de scandales de corruption, malgré lesquels il a réussi à se maintenir au pouvoir, mais de justesse. (afp/nxp)

Créé: 15.05.2019, 21h14

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Les plus partagés Monde