Samedi 21 septembre 2019 | Dernière mise à jour 02:30

NIGERIA Dix-sept adolescentes enfermées dans une «usine à bébés»

Dix-sept adolescentes enceintes du même homme, ont été retenues prisonnières dans une même maison. Elles ont été libérées par la police. Leurs bébés étaient destinés à être vendus.

Photo d'illustration: une dizaine d'enfants en bas âge ont été retrouvés dans une maison où des adolescentes vivaient séquestrées au Nigeria.

Photo d'illustration: une dizaine d'enfants en bas âge ont été retrouvés dans une maison où des adolescentes vivaient séquestrées au Nigeria. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Onze enfants en bas âge ont également été retrouvés dans cette «usine à bébés» que les voisins prenaient pour un orphelinat ou un refuge pour femmes enceintes. On ne sait pas si les jeunes filles avaient été amenées dans la maison de force.

Une femme soupçonnée d'avoir organisé ce trafic est toujours recherchée, a déclaré Joy Elomoko, porte-parole de la police de l'Etat d'Imo, dans le sud-est du Nigeria.

Mal nourries

Elles ont raconté à la police qu'elles avaient toutes été mises enceintes par un jeune homme de 23 ans, actuellement en prison, ainsi que le garde qui surveillait la maison.

«Une unité spéciale de la police de l'Etat d'Imo a fait une descente dans la maison illégale à Umuaka mercredi et porté secours à 17 jeunes filles, âgées de 14 à 17 ans, à différents stades de leur grossesse», a indiqué Mme Elomoko.

«Les jeunes filles ont affirmé qu'elles n'étaient nourries qu'une seule fois par jour et n'étaient pas autorisées à quitter la maison», a-t-elle ajouté. Elles ont indiqué à la police que leurs enfants devaient être vendus à des personnes «désireuses de les acheter».

Un fléau répandu

Dans un rapport sur le trafic d'êtres humains publié le mois dernier, l'UE a classé le Nigeria comme le pays où ce fléau est le plus répandu. Ce rapport indique que la vente d'enfants y est courante et que la police a déjà découvert ce qu'on peut appeler des «usines à bébés».

En mai 2011, dans l'Etat d'Abia (sud-est), la police a libéré 32 jeunes filles enceintes qui ont indiqué qu'on leur avait offert entre 25'000 et 30'000 naira (184 francs) selon le sexe de leur bébé. Un autre groupe de 17 jeunes filles a été découvert en octobre 2011 dans l'Etat d'Anambra (sud) dans des circonstances semblables. (ats/nxp)

Créé: 10.05.2013, 18h10

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.