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Train Amsterdam-Paris Le parcours du tireur du Thalys au coeur de l'enquête

Les enquêteurs de l'antiterrorisme tentent de cerner le profil du tireur du Thalys et ils privilégient pour l'heure la piste de l'islamisme radical.

Anglade maintient sa version

Interrogé sur RTL, l'acteur Jean-Hugues Anglade a maintenu sa version des faits selon laquelle le personnel du train a «totalement ignoré» les passagers de sa voiture.

Celle-ci était voisine de la voiture où s'est déroulée l'attaque d'Ayoub El Khazzani, un Marocain lourdement armé qui a été maîtrisé par de jeunes Américains et se trouve en garde à vue.

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Les enquêteurs tentaient ce dimanche 23 août d'éclaircir le parcours et la personnalité de l'homme lourdement armé maîtrisé par des passagers vendredi dans un train Amsterdam-Paris.

Deux enquêtes étaient en cours, l'une menée par le parquet antiterroriste de Paris, dont la compétence est nationale, et l'autre par le parquet fédéral belge. La garde à vue du suspect dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure en banlieue parisienne peut durer jusqu'à mardi soir.

Le Marocain, qui aura 26 ans le 3 septembre, a commencé par nier tout projet terroriste. Il a expliqué avoir trouvé par hasard des armes dans un parc, dont il a décidé de se servir pour détrousser les voyageurs du Thalys. Depuis, il est peu disert.

Mais son profil d'islamiste radical, repéré par les services de renseignements de quatre pays européens (Espagne, France, Allemagne, Belgique), oriente bien les enquêteurs vers la piste d'une attaque terroriste. Elle aurait pu conduire à un bain de sang, si trois jeunes Américains en vacances en Europe et un père de famille britannique n'étaient pas intervenus pour le désarmer.

Le jeune homme était en effet lourdement armé: un fusil d'assaut kalachnikov, neuf chargeurs garnis, un pistolet automatique Luger et un cutter.

Armes acquises en Belgique

D'après les premiers éléments de l'enquête, l'homme, dont l'identité a été confirmée grâce à ses empreintes digitales, «vivait en Belgique, est monté dans un train en Belgique avec des armes sans doute acquises en Belgique. Et il avait des papiers délivrés en Espagne», a résumé une source proche du dossier.

Il a vécu sept ans en Espagne, de 2007 à mars 2014. Il y avait débarqué à 18 ans, d'abord à Madrid, puis à Algesiras, en Andalousie, où il s'est fait remarquer par des discours durs légitimant le djihad. Le jeune homme y a vécu de petits boulots, et a été détenu une fois pour «trafic de drogues» selon une source des services antiterroristes espagnols.

Il avait été repéré par les services de renseignements espagnols qui l'avaient signalé à leurs confrères français. Ce signalement a conduit les services de renseignements français à émettre une fiche «S» (pour sûreté de l'Etat) à son encontre. Ce signalement a permis de le localiser en Allemagne, le 10 mai dernier, alors qu'il prenait un vol pour la Turquie.

Trains et gares belges surveillées

Selon les renseignements espagnols, l'homme serait parti de France en Syrie et serait ensuite revenu en France. L'intéressé a nié ce voyage lors de sa garde à vue.

L'attaque déjouée vendredi a conduit la Belgique à renforcer les mesures de sécurité dans ses trains et ses gares. Les chemins de fer français ont, eux, instauré un numéro de signalement des «situations anormales», excluant toutefois de mettre en place des contrôles sur les quais comme dans les aéroports. (ats/nxp)

Créé: 23.08.2015, 11h54


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