Lundi 16 septembre 2019 | Dernière mise à jour 18:17

Etats-Unis Un fidèle de Trump se défend au tribunal

Un ex-conseiller du président américain a dû s'expliquer devant la cour mardi, dans le cadre de l'enquête russe.

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Inculpé dans le cadre de la tentaculaire enquête russe, un ex-conseiller et ami de Donald Trump, Roger Stone, a plaidé non coupable de mensonges et autres infractions mardi devant une juge fédérale de Washington.

Le consultant politique de 66 ans, spécialiste autoproclamé «des coups fourrés», est en liberté sous caution depuis vendredi, quelques heures après son arrestation à l'aube à son domicile de Floride. Il est soupçonné d'avoir menti au Congrès sur ses contacts avec l'organisation WikiLeaks au sujet d'emails piratés dans le camp démocrate lors de la présidentielle de 2016. Un piratage qui a probablement coûté cher à Hillary Clinton.

Inculpé notamment de parjure et de subornation de témoin, Roger Stone crie son innocence et au complot politique. Il se décrit comme un «vieil ami» de Donald Trump et a participé au lancement de sa campagne.

Drapeaux russes

Mardi, il a plaidé non coupable devant un tribunal fédéral de Washington, à l'extérieur duquel s'étaient réunis ses opposants et ses partisans. Les premiers brandissaient des pancartes «sale traître» et des drapeaux russes. Sur les affiches des seconds, on pouvait lire: «Roger Stone n'a rien fait de mal».

Ce vieux routier de la politique américaine est mis en cause dans le cadre de la sensible enquête du procureur spécial Robert Mueller qui cherche à déterminer s'il y a eu une entente entre l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou en 2016. Le président nie toute collusion et se dit victime d'une «chasse aux sorcières» orchestrée par l'opposition.

Roger Stone a participé aux campagnes des républicains Richard Nixon et Ronald Reagan avec une spécialité assumée: les campagnes de désinformation sur leurs rivaux. Selon les enquêteurs, il a cherché à l'été 2016 à obtenir des informations compromettantes sur la démocrate Hillary Clinton.

«Ne rien admettre, tout nier»

D'après eux, il savait que l'organisation WikiLeaks de Julian Assange allait publier des emails piratés par des hackers russes, susceptibles de noircir l'image de l'ancienne secrétaire d'Etat. Il avait cherché à en savoir plus et avait tenu l'équipe de Donald Trump au courant.

Mais en 2017, interrogé par des parlementaires, il avait tout nié, fidèle à l'un de ses principes: «Ne rien admettre, tout nier, contre-attaquer». Il aurait aussi poussé un de ses contacts à mentir sur leurs échanges, ce qui lui vaut d'être inculpé pour parjure et subornation de témoins, entre autres. (ats/nxp)

Créé: 29.01.2019, 18h21

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