Lundi 6 juillet 2020 | Dernière mise à jour 22:28

France Fillon: l'un après l'autre, ses proches quittent le navire

Le directeur de campagne et le porte-parole du candidat de la droite ont annoncé leur démission. L'UDI retire aussi son soutien.

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La Primaire de droite en France

La Primaire de droite en France Sept candidats se sont affrontés lors du 1er tour des primaires. Seuls François Fillon et Alain Juppé se présenteront au second tour, dimanche 27 novembre.

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Depuis l'annonce mercredi de sa probable mise en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse, Penelope, François Fillon doit faire face à de nombreuses défections dans son équipe de campagne et à des appels dans son camp à son retrait.

Le directeur de campagne du candidat de droite, Patrick Stefanini, lui a remis vendredi sa démission, révèle le «Journal du Dimanche». Il publie ce courrier sans préciser si elle a été acceptée par le candidat de la droite à l'élection présidentielle, en pleine tourmente politique et judiciaire.

Dans cette lettre publiée sur le site internet du «JDD», Patrick Stefanini regrette notamment que l'ex-premier ministre ait choisi de maintenir sa candidature plutôt que se retirer, comme il le lui conseillait. «Je ne suis donc plus le mieux placé pour diriger ta campagne et j'en tire les conclusions», écrit-il. «Tu peux t'appuyer sur Bruno Retailleau, le coordonnateur général de ta campagne, qui t'a encouragé à poursuivre.»

Il invoque également les défections en cascade dans l'équipe de campagne de François Fillon, du fait de la perspective de la mise en examen du candidat dans l'affaire des emplois fictifs présumés dont aurait profité sa famille.

«Il ne reste plus rien ou presque du fruit de ce travail, c'est-à-dire d'un large rassemblement de la droite et du centre derrière ta candidature», explique Patrick Stefanini. «Ta défaite au premier tour ne peut donc plus être exclue (...) Je me refuse à assumer cette perspective.»

Il évoque enfin l'organisation, décidée après l'annonce de la convocation de François Fillon par des juges le 15 mars, d'un rassemblement de soutien dimanche à Paris. «Le fait que ce rassemblement puisse être présenté dans une partie de la presse comme une atteinte aux valeurs de la République montre qu'il y a quelque chose de pourri au royaume français de la presse et de la politique», écrit-il.

Défections en chaîne

Son porte-parole Thierry Solère, qui figurait parmi les soutiens les plus fidèles du candidat conservateur a annoncé vendredi matin sa démission. «Organisateur de la primaire, j'ai décidé de mettre fin à mes fonctions de porte-parole de François Fillon», écrit-il sur Twitter, rejoignant ainsi la longue liste des défections depuis mercredi parmi les soutiens de l'ex-Premier ministre, mis en cause avec des membres de sa famille dans une affaire d'emplois présumés fictifs.

«Il ne peut plus être candidat, parce qu'il ne peut plus mener une campagne sur le fond pour défendre des idées et un idéal républicain et démocratique», a estimé vendredi l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, en écho des multiples critiques qui s'élèvent dans les rangs de la droite et du centre.

Retrait de l'UDI

Le parti de centre-droit français UDI a décidé de retirer son soutien au candidat de droite à la présidentielle François Fillon.

«Nous demandons solennellement aux Républicains de changer de candidat, faute de quoi nous ne saurions poursuivre cette alliance dans un tel aveuglement», a déclaré vendredi le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde dans un entretien au quotidien Ouest France.

De son côté, l'ancien président Nicolas Sarkozy a reçu vendredi le président du Sénat Gérard Larcher et le secrétaire général des Républicains Bernard Accoyer, deux proches de François Fillon, pour examiner la situation à droite en vue de l'élection présidentielle, a-t-on dit à Reuters de source proche du secrétaire général.

«Les trois se sont réunis, c'est une consultation classique dans pareil cas», a-t-on déclaré, confirmant une information de BFM TV.

(ats/jsa/nxp)

Créé: 03.03.2017, 14h53

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