Samedi 21 septembre 2019 | Dernière mise à jour 02:30

France Cahuzac saura le 15 mai à quelle sauce il sera mangé

L'ancien ministre du Budget, empêtré dans un scandale de fraude fiscale, connaîtra sa peine au mois de mai.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La cour d'appel de Paris rendra sa décision le 15 mai concernant l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, condamné en première instance à trois ans de prison ferme pour fraude fiscale et blanchiment.

«Cahuzac en prison, ce n'est pas une décision de justice», a plaidé mercredi son avocat Eric Dupond-Moretti, proposant même «d'alourdir la peine» en augmentant la partie avec sursis mais de ne pas envoyer «en taule» l'ancien chirurgien, qui fut ministre de mai 2012 à mars 2013, sous la présidence du socialiste François Hollande (2012-2017).

Rupture de l'équilibre

La veille, l'avocat général avait requis la «confirmation» de la condamnation de 2016 à trois ans de prison et cinq ans d'inéligibilité contre l'ancien responsable qui avait menti sur l'existence d'un compte caché à l'étranger.

Cette faute avait «durement rompu l'équilibre social», selon l'accusation, et engendré un scandale qui avait ébranlé le gouvernement et abouti à la création de nouveaux outils contre l'évasion fiscale et la corruption.

«La prison, c'est quand il n'y a aucune autre solution», a martelé l'avocat de Jérôme Cahuzac, demandant aux juges d'appel de se distinguer de la «vindicte» qui cherche à la fois des héros et des boucs-émissaires pour «incarner le mal absolu».

«Reclus en Corse»

L'avocat de Cahuzac a décrit un homme «prisonnier de son mensonge», qui «n'a pas envie que tout s'écroule». Aujourd'hui un homme seul, qui vit reclus en Corse, île méditerranéenne, et qui a dit son «regret». «Je ne demande pas la lune. Je suggère même d'aggraver la peine, mais je vous supplie de ne pas l'envoyer en prison», a-t-il insisté.

Une confirmation du jugement enverrait Jérôme Cahuzac, 65 ans, derrière les barreaux. Alors qu'une peine égale ou inférieure à deux ans d'emprisonnement ouvrirait la possibilité d'un aménagement de peine.

Pourfendeur de la fraude fiscale lorsqu'il était au gouvernement, Jérôme Cahuzac avait menti pendant des mois à ses proches, aux parlementaires, aux médias, niant les accusations «les yeux dans les yeux», avant d'avouer en avril 2013 l'existence d'un compte dissimulé à l'étranger: 600'000 euros en Suisse, transférés à Singapour en 2009 via des sociétés offshore. (afp/nxp)

Créé: 21.02.2018, 11h31

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.