Mardi 17 septembre 2019 | Dernière mise à jour 22:25

Japon Gags et petites phrases mordantes du G20

Les dirigeants du monde ont montré leur côté insolite au début du G20 au Japon.

Donald Trump a bien amusé la galerie au début du G20.

Donald Trump a bien amusé la galerie au début du G20. Image: AFP

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D'une blague de Donald Trump sur les élections et la Russie aux savants calculs sur le climat, en passant par les cigarettes du chef de l'exécutif européen: sélection des déclarations, marquantes ou insolites, vendredi au premier jour du G20 d'Osaka (Japon).

«Ingérence»

Le président américain Donald Trump a fait une plaisanterie rapidement devenue virale au début d'un tête-à-tête avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Alors que les deux hommes posent côte à côte devant les journalistes, M. Trump est interpellé pour savoir s'il compte demander à M. Poutine de ne pas se mêler de la prochaine présidentielle américaine de 2020, à laquelle l'ex-magnat de l'immobilier est désormais officiellement candidat.

L'Américain se tourne alors, sourire moqueur aux lèvres, vers le Russe et lance: «Pas d'ingérence dans les élections, président». Puis répète «Pas d'ingérence», en pointant l'index.

Vladimir Poutine, après s'être fait traduire les propos, sourit. La plaisanterie a tout pour faire jaser aux Etats-Unis, où des enquêtes parlementaires se poursuivent sur les liens entre la campagne du républicain pour la présidentielle de 2016 et la Russie.

19 1, 18 2, 17 3...

La délégation française à Osaka s'inquiète des pays qui pourraient se caler sur les Américains et refuser de signer lors du G20 une déclaration soutenant franchement l'accord de Paris sur le climat.

«Les Américains essaient à la fois d'affaiblir le message et de rallier à leur position un certain nombre d'Etats. Ce ne serait plus 19 1 (les Etats-Unis contre le reste du G20) mais 18 2 ou 17 3, etc, ce qui serait pour nous inacceptable», a dit la présidence française.

Brésil, Arabie saoudite et Turquie, autant d'Etats qui sont, selon une source française, tentés de s'aligner sur la position américaine.

Fumée

«Ne vous attendez pas à voir de la fumée blanche à Osaka», a dit le président du Conseil européen Donald Tusk, signalant, en référence à la tradition observée dans les élections des papes, qu'il n'y aurait pas de décision en marge du G20 sur les principaux postes de l'UE.

Et de poursuivre, mutin, à l'adresse de son compère, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, gros fumeur: «Il est interdit de fumer partout. Je me demande comment vous allez survivre, Jean-Claude!»

«Déstabilisation»

Lors d'une entrevue, la Première ministre britannique Theresa May a exhorté Vladimir Poutine à «stopper ses actes de déstabilisation qui menacent le Royaume-Uni et ses alliés».

Sans quoi «il ne pourra pas y avoir de normalisation des relations bilatérales», a-t-elle prévenu, selon un de ses porte-parole.

Il s'agissait de la première rencontre des deux dirigeants depuis l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal en 2018 sur le sol britannique.

«Admirateur»

«Je suis l'un de vos grands admirateurs depuis longtemps, même avant votre élection», a dit vendredi le président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro à Donald Trump, lors d'un entretien bilatéral particulièrement chaleureux.

«Je soutiens Trump, je soutiens les Etats-Unis, je soutiens votre réélection», a-t-il asséné.

«C'est quelqu'un de spécial», a lancé le milliardaire américain, pas en reste, félicitant une nouvelle fois l'ex-parachutiste brésilien pour «l'une des plus grandes victoires électorales où que ce soit dans le monde».

Mais c'est d'un tweet, outil de prédilection des deux hommes, que le président brésilien a le mieux résumé leur proximité: une simple photo, pouces levés, très larges sourires. Et comme un air de provocation dans le regard. (afp/nxp)

Créé: 28.06.2019, 15h09

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