Mercredi 16 octobre 2019 | Dernière mise à jour 21:36

France «Gilets jaunes»: un leader visé par une enquête

Le préfet de police de Paris a visé des propos d'Eric Drouet tenus la veille sur une chaîne d'informations en continu.

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L'un des initiateurs du mouvement des «gilets jaunes», Eric Drouet, qui a appelé à «rentrer» dans l'Elysée samedi, est visé par une enquête pour «provocation à la commission d'un crime ou d'un délit» et «organisation d'une manifestation illicite», a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Paris.

Selon cette source, qui confirmait une information de BFMTV, le parquet a été destinataire jeudi d'un signalement du préfet de police de Paris visant des propos de M. Drouet tenus la veille sur la chaîne d'informations en continu. Le «gilet jaune» sera entendu dans le cadre de ces investigations et devra «préciser la portée des propos qu'il a tenus», a indiqué une source proche de l'enquête.

Alors qu'on lui demandait dans une interview diffusée mercredi soir sur BFMTV ce qu'il comptait faire samedi une fois devant l'Elysée, il avait répondu «on rentre dedans». Dans une vidéo postée jeudi sur Facebook, M. Drouet s'est défendu d'avoir appelé à commettre des violences.

«C'était plutôt pour le symbole»

«Je vois tout ce qui se dit comme quoi je serais un anarchiste, je voudrais remettre les choses au clair», y déclarait-il. «J'ai jamais dit que je voulais aller à l'Elysée pour tout casser mais pour se faire entendre. Les seuls interlocuteurs qu'on a, ce sont des ministres, le premier ministre ou des secrétaires d'Etat mais jamais le président. Donc c'était plutôt pour le symbole», expliquait-il.

A la veille de l'«acte IV» du mouvement des «gilets jaunes», l'alerte maximale est décrétée en France. Le gouvernement a décidé de déployer un dispositif «exceptionnel», avec 89'000 membres des forces de l'ordre mobilisés dans tout le pays, dont 8000 à Paris, pour tenter d'éviter les mêmes scènes d'émeutes que le samedi 1er décembre.

Le procureur de Paris, Rémy Heitz, a annoncé vendredi avoir pris des réquisitions afin de permettre aux policiers d'interpeller samedi des personnes venues «en découdre avec les forces de l'ordre». «Notre devoir, c'est d'adapter notre réponse pour faire en sorte qu'elle fasse reculer le sentiment d'impunité et que justice passe», a-t-il estimé sur RTL. (ats/nxp)

Créé: 07.12.2018, 14h52


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