Samedi 23 novembre 2019 | Dernière mise à jour 00:06

Amérique latine Huit pays veulent des fonds pour les migrants

L'afflux de migrants vénézuéliens posent des problèmes à huit pays d'Amérique latine, qui réclament de l'aide.

Des migrants vénézuéliens, en Colombie.

Des migrants vénézuéliens, en Colombie. Image: AFP

Maduro ouvre la porte à la Croix-Rouge

Le président Nicolas Maduro a déclaré que le Venezuela était disposé à recevoir une assistance internationale. Il l'a fait savoir lors d'une réunion mardi à Caracas avec le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer. «Nous confirmons notre disposition à établir des mécanismes de coopération pour l'assistance et le soutien international» du Venezuela, a écrit M. Maduro sur Twitter. Mais celui qui nie que la situation actuelle du Venezuela puisse être qualifiée de crise humanitaire, a répété que la collaboration avec le CICR devrait respecter «l'ordre juridique vénézuélien». Une délégation du CICR conduite par le président de l'organisation internationale se trouve au Venezuela depuis samedi dernier et doit achever sa visite ce mercredi.

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Huit pays d'Amérique latine et le représentant de l'opposant vénézuélien Juan Guaido, réunis à Quito, ont sollicité mardi davantage de fonds internationaux pour faire face à l'afflux dans la région d'environ 3,5 millions de migrants fuyant le Venezuela en crise. Ils ont appelé à une aide financière non remboursable pour «co-aider solidairement» les 16 pays accueillant en transit ou de manière permanente ces migrants.

Des «actions concrètes» de soutien financier sont nécessaires, a déclaré à la presse le vice-ministre équatorien de la Mobilité humaine, Santiago Chavez, hôte de cette réunion à laquelle participaient aussi des représentants d'agences de l'ONU, de la Banque mondiale (BM) et de la Banque inter-américaine de développement (BID).

«Nous ne sommes pas vraiment satisfaits de ce que font les banques en matière de coopération financière. Nous leur demandons de faire davantage. Cette grave et urgente situation le mérite», a-t-il ajouté, sans préciser le montant global de l'aide nécessaire.

L'Equateur seul demande 550 millions de dollars pour financer jusqu'en 2021 des programmes d'attention en faveur des quelque 250'000 Vénézuéliens enregistrés sur son territoire. En décembre dernier, l'ONU avait sollicité pour 738 millions de dollars de dons.

Cinq mille par jour

Environ 3,5 millions de Vénézuéliens ont migré vers des pays de la région ces quatre dernières années, précise la déclaration conjointe publiée à l'issue de cette troisième réunion technique du «Processus de Quito», promu par l'Equateur afin de coordonner les efforts de gestion de cette crise migratoire et humanitaire.

Des représentants d'Argentine, du Chili, de Colombie, du Costa Rica, d'Equateur, du Panama, du Paraguay, du Pérou et d'Uruguay ont souscrit cette déclaration, ainsi que René de Sola, désigné ambassadeur à Quito par Juan Guaido, que plus d'une cinquantaine de pays ont reconnu comme président par intérim du Venezuela.

Le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro a refusé de participer à ces réunions, dont la quatrième est prévue à Buenos Aires les 4 et 5 juillet prochain. Selon l'ONU, le nombre de migrants vénézuéliens devrait atteindre 5,3 millions à la fin 2019. Environ 5000 Vénézuéliens migrent chaque jour, a précisé l'envoyé spécial de l'ONU pour les réfugiés et migrants du Venezuela, Eduardo Stein. (ats/nxp)

Créé: 10.04.2019, 04h21

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