Mardi 17 septembre 2019 | Dernière mise à jour 07:58

Inde Ils veulent une «justice immédiate»

Les violeurs de Kathua ont échappé à la peine capitale. Des renforts policiers ont été déployés et Internet coupé pour faire face à une population en colère.

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Les autorités indiennes ont déployé mardi des centaines de renforts policiers et suspendu internet dans une ville du nord du pays, qui connaît une flambée de tensions intercommunautaires après le meurtre d'une fillette.

Le corps de la fille de deux ans, issue d'une famille hindoue, a été découvert au début du mois en état de décomposition dans une décharge publique d'une petite ville du district d'Aligarh (Uttar Pradesh, nord). Selon les enquêteurs, elle a été tuée par deux hommes, de confession musulmane, en représailles à un prêt de 10'000 roupies (127 euros) non remboursé par son grand-père.

Des groupes de droite hindoue ont mené des manifestations dans la commune de Tappal, dont la victime était originaire, pour réclamer une «justice immédiate» contre les responsables de ce meurtre.

La police a empêché lundi un haut responsable du groupe d'extrême droite hindou Vishwa Hindu Parishad de se rendre dans la maison familiale de la fillette.

La veille, des militants d'un autre groupe radical s'étaient rassemblés pour demander la peine capitale pour les suspects. Les organisations hindoues ont essayé de tenir une «grande assemblée» mais en ont été empêchées par les forces de l'ordre.

«Nous avons mis en oeuvre la section 144 (article du code pénal qui interdit les rassemblements susceptibles de provoquer des troubles, ndlr) et avons suspendu internet à Tappal», a déclaré à l'AFP Chandra Bhushan Singh, un responsable administratif du district.

«Des renforts de la police ont été déployés par mesure de précaution. La situation est normale actuellement», a-t-il ajouté.

Les autorités sévissaient également contre les personnes partageant des infox susceptibles d'«enflammer les tensions communautaires», a rapporté l'agence Press Trust of Indian.

Le nombre d'actes de violence recensés contre les enfants a augmenté significativement ces dernières années en Inde, avec près de 100.000 cas en 2016, soit cinq fois plus qu'une décennie auparavant.

Lundi, trois hommes hindous ont été condamnés à la prison à vie pour le viol et meurtre d'une fillette musulmane dans la région de Jammu (nord), un fait divers à caractère communautariste qui avait choqué l'Inde l'année dernière. (afp/nxp)

Créé: 11.06.2019, 10h52

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