Mercredi 18 septembre 2019 | Dernière mise à jour 10:54

Elections Imbroglio autour des municipales en Albanie

Alors que le président albanais a annoncé l'annulation des élections municipales, le Premier ministre a affirmé l'inverse.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Image: AFP

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Le président albanais Ilir Meta a annoncé samedi l'annulation d'élections municipales qu'ils avait prévues pour le 30 juin, mais le Premier ministre socialiste Edi Rama a assuré que le scrutin aurait lieu.

«Les conditions actuelles ne permettent pas la tenue d'élections démocratiques et équitables et sapent toute possibilité d'ouverture des négociations d'adhésion de l'Albanie avec l'Union européenne», a écrit M. Meta dans une lettre diffusée par son service de presse.

Mais M. Rama a rétorqué, lors d'une réunion électorale dans le sud du pays, que «les élections (auraient) bien lieu le 30 juin et (que) la majorité socialiste (était) décidée à mener jusqu'au bout la réforme de la justice cruciale pour l'avenir européen de l'Albanie».

L'opposition réclame la démission du président

La seule institution pouvant trancher est la Cour constitutionnelle. Mais elle a été dissoute, l'Albanie réformant en profondeur son système judiciaire, encadrée par les Etats-Unis et l'Union Européenne. L'opposition albanaise manifeste depuis deux mois pour exiger la démission de Edi Rama, au pouvoir depuis 2013. Elle refuse de participer aux municipales.

Pourtant, les seuls à pouvoir se mettre d'accord et désigner une nouvelle date qui dépasse les délais constitutionnels sont les partis politiques mais l'opposition rejette tout dialogue avec Edi Rama. Le leader du Parti démocratique (opposition), Lulzim Basha, a salué devant des milliers de partisans réunis samedi devant le siège du gouvernement la décision du président.

«L'annulation de la date des élections municipales est le premier résultat de notre force, mais notre bataille contre Edi Rama va se poursuivre», a-t-il lancé à la foule. «Le départ de Edi Rama n'est pas négociable», a déclaré M. Basha malgré les appels de la communauté internationale invitant les parties à entamer un dialogue constructif.

Les manifestations sont fréquemment accompagnées de violences comme cela été le cas samedi. Les manifestants se sont dirigés vers le siège du Parlement où la police a utilisé du gaz lacrymogène et des canons à eau pour les disperser. Les députés d'opposition de centre droit et de centre gauche ont quitté le parlement, accusant le gouvernement d'avoir manipulé les résultats des législatives de juin 2017. (afp/nxp)

Créé: 09.06.2019, 00h07

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