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Barcelone Les indépendantistes dans la rue le jour de la «Diada»

Pour la première fois, la grande mobilisation annuelle des indépendantistes catalans a connu une baisse d'affluence.

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La grande manifestation annuelle des indépendantistes catalans à Barcelone a connu sa plus faible participation, sur fond de divisions. Elle a eu lieu à quelques semaines de la sentence judiciaire contre leurs dirigeants pour la tentative de sécession de 2017.

Alors qu'environ un million de militants séparatistes étaient descendus dans les rues de la métropole catalane en 2018, ils n'étaient qu'«environ 600'000» cette année, a indiqué la police municipale sur Twitter.

C'est la plus faible participation depuis la première grande mobilisation indépendantiste en 2012 le jour de la «Diada», la fête de la Catalogne qui commémore la chute de Barcelone en 1714 face aux troupes de Philippe V.

Divisions

Cette baisse de la participation est un revers pour les indépendantistes qui voulaient justement afficher leur capacité de mobilisation avant la sentence attendue en octobre contre les douze dirigeants indépendantistes jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017, la pire crise politique qu'ait connue l'Espagne depuis 40 ans.

En prison pour certains depuis près de deux ans, ils risquent de lourdes peines, jusqu'à 25 ans pour l'ancien vice-président régional Oriol Junqueras.

Mais deux ans après un référendum d'autodétermination interdit, marqué par des violences policières, et une vaine déclaration d'indépendance, le camp indépendantiste est miné par les divisions alors que toutes ses composantes avaient fait front commun en 2017.

Ensemble pour la Catalogne (JxC) de l'ancien président régional Carles Puigdemont prône la «confrontation» avec Madrid tandis que la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) d'Oriol Junqueras a une approche plus modérée et favorable au dialogue avec le pouvoir central. Les deux formations sont alliées au sein du gouvernement régional.

«Objectif indépendance»

Avec pour slogan «Objectif indépendance», cette manifestation a commencé à 17h14, en référence à 1714, place d'Espagne à Barcelone, où flottaient de nombreux drapeaux indépendantistes.

Les portraits de ceux que les indépendantistes appellent les «prisonniers politiques» comme Junqueras étaient omniprésents dans la manifestation, tout comme le slogan «nous recommencerons», en référence à la tentative de sécession.

«Alors que la sentence (de la Cour suprême) approche, il est important que l'on voie que nous nous mobilisons massivement», avait dit à l'AFP Elisenda Paluzie, la présidente de la puissante association indépendantiste ANC, en réaction aux craintes d'une baisse de la participation.

«Aujourd'hui, nous allons montrer de nouveau au monde que nous persistons malgré la répression», avait martelé pour sa part sur Twitter Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique en 2017.

«Comme les gilets jaunes»

«Si nous, le peuple, nous ne nous bougeons pas, toutes ces années n'auront servi à rien», indiquait pour sa part Marc Casanova, un professeur de 37 ans arrivé des Pyrénées avec sa femme et ses enfants et favorable à une radicalisation de la mobilisation après la sentence contre les indépendantistes jugés à Madrid.

«Il faudra tout bloquer, faire comme les gilets jaunes français mais sans violences ni vandalisme, bloquer les routes, les ports, les aéroports, les écoles», ajoute-t-il. En marge de la manifestation, les militants les plus radicaux ont appelé mercredi à se rassembler devant le Parlement catalan en vue de l'occuper.

Intervenant à la chambre des députés à Madrid, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a dit espérer qu'«un jour la Diada soit la fête de tous les Catalans et non seulement d'une partie» indépendantiste, la société catalane étant profondément divisée sur la question de l'indépendance.

Selon un récent sondage du gouvernement régional, 48,3% des Catalans sont opposés à l'indépendance et 44% y sont favorables. (ats/nxp)

Créé: 11.09.2019, 19h31

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