Vendredi 10 juillet 2020 | Dernière mise à jour 12:14

Italie Une infirmière exténuée, symbole de la lutte contre le virus

La photo d’une infirmière lombarde endormie, vaincue par la fatigue physique et émotionnelle est devenue iconique.

Peu avant la fin de sa garde, vers 6 heures du matin, Elena Pagliarini s'est endormie, vaincue par la fatigue.

Peu avant la fin de sa garde, vers 6 heures du matin, Elena Pagliarini s'est endormie, vaincue par la fatigue. Image: Facebook

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Vers six heures du matin il y a quelques jours, une infirmière de Crémone, en Lombardie, s’est effondrée, épuisée tant physiquement qu’émotionnellement. Elle s’est endormie sur un bureau, la tête sur un coussin de fortune, portant toujours son masque, son bonnet ou ses gants.

Sa collègue, la doctoresse Francesca Mangiatordi, a immortalisé la scène. Et a décidé de partager la photo sur Facebook pour rendre hommage à toutes celles et ceux qui luttent contre l’épidémie de coronavirus.

«Un moment de désespoir»

L’image a été partagée et repartagée. Elle a fini par se retrouver dans la plupart des journaux transalpins et en couverture de «La Repubblica» ou d’«Il Giornale». Et voilà désormais cette photo érigée en Italie au rang de symbole de la guerre contre le virus.

L’infirmière endormie se nomme Elena Pagliarini, 40 ans. «C’était un moment de désespoir, ma garde était sur le point de se terminer et je me sentais impuissante», témoigne-t-elle dans le «Corriere della Sera». «Avant de m’endormir, j’avais beaucoup pleuré. Puis je me suis effondrée.»

«De beaux messages»

Elena Pagliarini s’est dite très surprise par l’intérêt suscité par la photo. Et un peu embarrassée, aussi. «J’étais très gênée de me retrouver dans tous les journaux. J’avais honte de montrer mon côté le plus fragile. Mais d’un autre côté je suis heureuse: de beaux messages arrivent sur mon téléphone de personnes qui se sont identifiées à mon histoire», commente-t-elle dans le quotidien.

Malgré cette image d’épuisement, l’Italienne affirme qu’elle reste pleine d’énergie. «En fait, je ne me sens pas fatiguée physiquement, je pourrais même travailler vingt-quatre heures d’affilée si nécessaire», note-t-elle dans le «Corriere della Sera». Mais elle ne dissimule pas son anxiété. «Je suis inquiète parce que je combats un ennemi que je ne connais pas. J’ai hâte que tout se termine.»

Deuxième pays au monde le plus touché après la Chine, l’Italie a recensé près de 12 500 personnes touchées par le coronavirus. Et déplorait plus de 820 victimes jeudi matin.

R.M.

Créé: 12.03.2020, 11h46

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