Vendredi 14 décembre 2018 | Dernière mise à jour 09:18

France Interpellations de lycéens: le ministre «choqué»

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, n'a pas aimé les images de lycéens interpellés mais il veut rappeler le «contexte» de violence.

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Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré vendredi avoir été «choqué» par les images des 146 jeunes interpellés devant un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines), mais a tenu à rappeler le «contexte» de violence qui a mené à cette opération.

Un total de 146 jeunes a été interpellé jeudi devant le lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie, après des incidents. Des images montrent des dizaines de lycéens, mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative.

«L'image est forcément choquante. Il y a eu des images choquantes parce que nous sommes dans un climat de violence exceptionnelle. (...) Il faut faire très attention aux images découpées. Il faut savoir ce qui s'est passé avant, le contexte dans lequel elles se sont passées», a déclaré le ministre sur France Inter.

Remettre dans le contexte

«Que s'est-il passé hier (jeudi) à Mantes-la Jolie ? Il y a des éléments extérieurs au lycée, des personnes de plus de 20 ans souvent, qui avaient accumulé des poubelles les jours précédents, ils ont coincé le lycée, rameuté des lycéens parfois venus d'autres départements, ils ont envahi un pavillon, volé des bonbonnes de gaz... Ils ont commis des exactions, attaqué les forces de l'ordre qui ont cherché à les neutraliser et en les neutralisant, ils les ont mis contre un mur avec les images que l'on voit», a-t-il poursuivi. «Quand j'ai vu ces images, j'ai été choqué. Mais je demande que, dans ce monde où l'on voit les choses de manière très partielle, on remette les choses dans leur contexte», a-t-il insisté.

«Je ne dis pas que c'est une bonne chose, c'est une mauvaise chose et bien sûr qu'on regardera les suites éventuelles. Mais dans un moment où les forces de l'ordre sont totalement sollicitées dans toute la France, avec des difficultés énormes, des prises de risques incroyables, il faut mettre les choses à leur place», a répété Jean-Michel Blanquer.

Des dizaines d'établissements bloqués

Ces images, diffusées notamment sur les réseaux sociaux, ont suscité l'indignation. L'avocat Jean-Pierre Mignard a notamment annoncé dans un tweet son intention de saisir «l'IGPN (la police des polices) et le Défenseur des droits» face à cette «scène de guerre».

Des lycéens et étudiants ont rejoint depuis quelques jours la mobilisation des «gilets jaunes», relançant leurs revendications contre la réforme du bac et le système d'orientation Parcoursup.

Jeudi, 80 établissements ont été bloqués et «autour de 300 ont connu des incidents», a précisé le ministre. Plus de 700 personnes ont été interpellées.

«Il y a beaucoup de non-lycéens qui se mêlent à cela, et ce sont souvent malheureusement les lycéens qui se font prendre, parce que les autres sont des professionnels de la violence», a souligné Jean-Michel Blanquer, en appelant «au calme». (afp/nxp)

Créé: 07.12.2018, 09h57

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