Dimanche 12 juillet 2020 | Dernière mise à jour 09:07

France Fillon, en difficulté, rassemble ses partisans

Lâché de toutes parts, le candidat de la droite rassemble dimanche ses partisans à Paris. Son manoir a été perquisitionné.

Le manoir du couple Fillon perquisitionné

Une perquisition a été menée vendredi dans le manoir de François et Penelope Fillon dans la Sarthe (ouest), dans le cadre de l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs visant le candidat de la droite à la présidentielle française, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.

La perquisition au manoir de Beaucé «s'est terminée hier soir», a précisé cette source. Les enquêteurs avaient déjà perquisitionné jeudi au domicile du couple à Paris.

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François Fillon, candidat de la droite à l'élection présidentielle française, rassemble dimanche ses partisans à Paris alors que sa candidature subit revers sur revers et que son parti semble vouloir le pousser dehors.

Simultanément, son épouse Penelope est sortie de son silence pour apporter dans une longue interview son soutien total à son mari et pour démentir avoir occupé des emplois fictifs comme elle en est soupçonnée par la justice.

Le rassemblement de soutien à François Fillon est convoqué dans l'après-midi non loin de la Tour Eiffel. Le degré de réussite de cette manifestation permettra de mesurer le soutien populaire dont dispose encore François Fillon, qui a fêté samedi son 63e anniversaire. «J'en ai connu de meilleurs», a-t-il ironisé. Après son appartement parisien jeudi, le manoir familial dans la Sarthe (ouest) a été perquisitionné vendredi.

François Fillon, dont la campagne accumule les revers, a exhorté samedi ses partisans à ne pas se laisser «intimider», malgré une cascade de défections dans son camp et les appels à son retrait. «Cette campagne est un étrange combat», a reconnu l'ancien Premier ministre, les traits tirés, devant une salle à moitié pleine en région parisienne.

«Ne renoncez jamais»

«On veut vous intimider. N'abdiquez pas, ne renoncez jamais», a-t-il lancé, en rappelant les grandes lignes de son programme: baisses d'impôts et fin de la semaine de 35 heures. Au sein de la droite, les défections s'enchaînent depuis l'annonce mercredi par le candidat de sa probable inculpation par la justice le 15 mars dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs de son épouse et de deux de ses enfants.

Après son porte-parole, c'est son directeur de campagne Patrick Stefanini qui a jeté l'éponge. Il quittera ses fonctions à l'issue du rassemblement de dimanche. Abandonné par quelque 200 élus, le champion de la droite «joue la rue pour sauver sa candidature», estime le journal de centre-gauche Le Monde.

Le rassemblement de dimanche a été critiqué par plusieurs membres de son parti, qui craignent une dérive vers une remise en cause de la justice. Mais pour Jérôme Chartier, un proche de François Fillon, «ce n'est certainement pas un rassemblement contre la justice». «Des dizaines de milliers de Français seront là», a-t-il prédit.

Coupé en deux, le parti Les Républicains (LR) a avancé de 24 heures la tenue de son comité politique, qui se tiendra lundi soir «pour évaluer la situation». «C'est transparent. Ils veulent le débrancher , c'est la guerre», a confié à l'AFP un ancien ministre resté fidèle à François Fillon.

Penelope Fillon sort du silence

A un moment crucial pour l'avenir de sa candidature, son épouse Penelope a pris publiquement la parole pour la première fois depuis que l'affaire des soupçons d'emplois fictifs a éclaté. Dans un entretien à l'hebdomadaire Le Journal du Dimanche, elle a souligné la détermination de son mari à ne pas céder.

Ces derniers jours, plusieurs personnalités de son camp ont appelé François Fillon à se retirer et à laisser sa place à Alain Juppé, maire de Bordeaux (sud-ouest) et ancien Premier ministre de Jacques Chirac.

Nettement battu par François Fillon au second tour de la primaire de la droite et du centre en novembre dernier, Alain Juppé, 71 ans, a fait savoir qu'il ne se «défilerait pas» mais à condition que «François Fillon se retire de lui-même», et que son parti le soutienne unanimement.

A sept semaines de l'élection présidentielle, il s'agit pour la droite de conjurer le spectre d'une élimination dès le premier tour, alors que les sondages la donnaient jusqu'en janvier victorieuse du scrutin.

Le second tour, prévu le 7 mai, pourrait ainsi se jouer entre Marine Le Pen, présidente du parti d'extrême droite Front national, et Emmanuel Macron, ancien ministre de l'Economie du président socialiste François Hollande, repositionné au centre. (AFP/nxp)

Créé: 04.03.2017, 12h01

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