Dimanche 12 juillet 2020 | Dernière mise à jour 20:42

Présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro élu président du Brésil

Jair Bolsonaro, le candidat d'extrême droite, a été élu président de la République avec 55,15% des voix obtenues au 2e tour.

Vidéo: AFP

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Brésil: en image les candidats à la présidentielle 2018

Brésil: en image les candidats à la présidentielle 2018 Les Brésiliens désignent leur président qui est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, les 7 et 20 octobre. Petit tour de table de présentation des candidats.

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Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro a été officiellement déclaré dimanche soir élu à la présidence du Brésil par le Tribunal supérieur électoral (TSE) avec 55,15% des voix, contre 44,85% pour son adversaire de gauche Fernando Haddad.

L'ex-capitaine de l'armée prendra ses fonctions en janvier, dans un Brésil extrêmement polarisé à l'issue d'une campagne tendue et délétère.

Dans ses premières déclarations, il a annoncé qu'il gouvernerait la quatrième démocratie la plus peuplée au monde en s'appuyant sur la Bible et la Constitution. Il a également annoncé que toutes ses promesses de campagne seraient tenues. «Nous allons ensemble changer le destin du Brésil», a-t-il poursuivi, ajoutant que son élection tournait la page du «communisme». Jair Bolsonaro succèdera à Brasilia au président Michel Temer, pour un mandat de quatre ans, au 1er janvier 2019.

L'accession au pouvoir de cet ancien capitaine, qui avait frôlé la victoire dès le premier tour, le 7 octobre dernier, a en effet été facilitée par le rejet dans l'électorat du Parti des travailleurs, la formation de la gauche brésilienne qui a dirigé le pays pendant treize des quinze dernières années avant d'être emporté par des scandales de corruption à répétition.

Sept partis différents

Une foule de plusieurs milliers de ses sympathisants s'est réunie en début de soirée devant son domicile pour célébrer la victoire du député dans un quartier aisé de Rio de Janeiro. De nombreux Brésiliens redoutent toutefois que la victoire de Bolsonaro, ce nostalgique déclaré de la dictature militaire de 1964-1985, ne marque un recul des droits de l'homme, des libertés civiques et de la liberté de la presse.

A 63 ans, celui qui a été élu à sept reprises au Congrès et a adhéré à neuf partis différents au cours de sa carrière politique, a promis de réprimer la criminalité en accordant plus d'autonomie et de liberté aux forces de police. Celles-ci seraient en effet autorisées à tirer sur les criminels. Il propose aussi d'assouplir les lois sur le contrôle des armes afin de permettre à ses compatriotes de se défendre par eux-mêmes.

Bolsonaro, lui-même victime d'une agression à l'arme blanche début septembre alors qu'il était en tournée électorale dans l'Etat du Minas Gerais, s'impose au terme d'une campagne particulièrement violente, avec agressions et intimidations à la clef. Ses déclarations, ses «sorties» sexistes, racistes et homophobes, en ont fait une figure particulièrement clivante au sein de la société brésilienne.

Echo auprès des électeurs

Mais dans un pays où le taux de chômage oscille entre 12% et 14% depuis 2016 et où près de 64'000 meurtres ont été commis l'an dernier, son programme a trouvé un écho auprès de dizaines de millions d'électeurs, fatigués des affaires de corruption qui ont décimé la classe politique.

Fernando Haddad n'a ainsi été désigné candidat du PT que début septembre, lorsque l'ex-président Luis Inacio Lula Da Silva, condamné à douze ans de prison pour corruption, a renoncé à faire annuler son inéligibilité.

Selon les observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA), le second tour dimanche s'est cependant déroulé dans le calme et l'ordre. Quelque 147 millions de Brésiliens se sont rendus aux urnes. (ats/nxp)

Créé: 28.10.2018, 23h37

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