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France «Les journalistes ne sont pas des cibles!»

Des reporters ont dénoncé un climat tendu dans les rassemblements des «gilets jaunes».

Mort d'un motard blessé lundi

Un motard de 37 ans, grièvement blessé dans la Drôme après une collision lundi avec une camionnette qui manoeuvrait pour éviter un barrage de «gilets jaunes», est décédé mardi des suites de ses blessures, a indiqué une source judiciaire.

Ce décès s'ajoute à celui d'une manifestante tuée samedi matin à Pont-de-Beauvoisin (Savoie), percutée par une conductrice qui a été prise de panique et a foncé sur les manifestants.

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«Insultes», «crachats», «menaces»: des dizaines de journalistes ont dénoncé sur les réseaux sociaux des tensions lors de la couverture des rassemblements des «gilets jaunes».

«Le journaliste en a ras la plume, le micro ou la caméra de se faire malmener, insulter, conspuer», lançaient lundi huit journalistes montpellierains, réunis dans le collectif «Paye ton journaliste», dans un communiqué appelant à «renouer le dialogue avec les citoyens». Samedi à la sortie de Besançon, un photographe bénévole de la radio associative Bip a enduré des insultes racistes avant de recevoir un coup de poing au visage, a affirmé la radio dans un communiqué, précisant qu'une plainte avait été déposée lundi.

La chaîne d'informations en continu BFMTV assure avoir été particulièrement visée par les manifestants. Samedi soir, un reporter a reçu un oeuf pendant un direct; une plainte a été déposée. Lundi soir, plusieurs dizaines de «gilets jaunes» se sont présentés au pied de la rédaction parisienne de BFMTV, selon sa direction.

Le syndicat SNJ de France Télévisions a également relevé «des insultes subies par des équipes de reportage de France Télévisions ou diffusées sur les réseaux sociaux». «Les journalistes ne sont pas des cibles!», a protesté le SNJ mardi dans un communiqué.

La photo d'un cameraman du groupe public en train de tourner sur un barrage où il a été menacé, a notamment été diffusée sur les réseaux sociaux et une équipe de tournage a été bloquée dans sa voiture pendant près d'une heure et insultée par des manifestants, selon le SNJ.

Le syndicat «exige de la direction (de France Télévisions) qu'elle fasse preuve de la plus grande fermeté, y compris vis-à-vis des commentaires sur les réseaux sociaux, dont les auteurs doivent être poursuivis». (afp/nxp)

Créé: 20.11.2018, 20h23

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