Lundi 6 juillet 2020 | Dernière mise à jour 02:24

France Juppé ne sera pas la roue de secours de la droite

Alain Juppé a confirmé qu'il ne remplacera pas François Fillon pour représenter la droite à l'élection présidentielle.

Réunion à trois?

Nicolas Sarkozy a annoncé lundi dans un communiqué qu'il proposait à François Fillon et Alain Juppé de se réunir avec lui pour «trouver une voie de sortie digne et crédible» à la crise ouverte par les soupçons d'emplois fictifs dont aurait profité la famille du candidat de la droite à l'élection présidentielle.

«Face à la gravité de la situation que connaissent la droite et le centre, chacun a le devoir de tout faire pour préserver l'unité qui est la condition de l'alternance», écrit l'ancien chef de l'Etat dans ce communiqué publié sur son compte Twitter.

«Notre désunion fera le lit de l'extrême-droite», ajoute-t-il. «C'est dans cet esprit que je propose à François Fillon et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer et qui crée un trouble profond chez les Français».

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«Je le confirme une bonne fois pour toutes, je ne serai pas candidat à la présidence de la République», a déclaré à la presse Alain Juppé, 71 ans, adversaire malheureux de François Fillon à la primaire de la droite en novembre. «Pour moi, il est trop tard», a-t-il ajouté, expliquant d'un air grave qu'il n'était «pas en mesure aujourd'hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur».

Alain Juppé n'a au demeurant pas apporté son soutien à François Fillon lors de sa courte allocution depuis la mairie de Bordeaux, envers lequel il a utilisé au contraire un ton grave et très sévère. «Le déclenchement d'investigations de la justice à son encontre et son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse», a-t-il déploré.

Pressé de toutes parts dans le parti Les Républicains et par les centristes de l'UDI de remplacer François Fillon, l'ancien premier ministre de Jacques Chirac a dit ne pas vouloir «livrer (son) honneur et la paix de (sa) famille en pâture aux démolisseurs de réputation». «Jamais sous la Ve République une élection ne s'est présentée de manière aussi confuse», a-t-il encore dit.

François Fillon, 63 ans, s'attend à une probable inculpation dans l'enquête sur les salaires perçus par son épouse Penelope et deux de leurs enfants pour des emplois présumés fictifs d'assistants parlementaires. «Quel gâchis», a regretté le maire de Bordeaux (sud-ouest), rappelant que François Fillon, qui partait comme le favori de la présidentielle, avait «un boulevard devant lui».

(JSa/ats/afp/nxp)

Créé: 06.03.2017, 11h09

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