Samedi 15 décembre 2018 | Dernière mise à jour 08:26

Pérou La justice refuse la mise en liberté de Fujimori

L'ancien président péruvien Fujimori ne sera pas remis en liberté le temps que l'appel de l'annulation de sa grâce soit examiné.

L'ancien président péruvien a été admis dans cet hôpital de Lima quelques heures après l'annulation de sa grâce, mercredi.

L'ancien président péruvien a été admis dans cet hôpital de Lima quelques heures après l'annulation de sa grâce, mercredi. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La justice péruvienne a rejeté vendredi une demande de mise en liberté de l'ancien président Alberto Fujimori, dont la grâce a été annulée, le temps que l'appel de cette décision soit examiné. Un magistrat «a déclaré injustifiée la demande de suspension des effets de la décision contestée», a indiqué sur Twitter le pouvoir judiciaire.

La Cour suprême a annulé mercredi la grâce qui avait été accordée fin 2017 à Alberto Fujimori, 80 ans, condamné pour crimes contre l'humanité, et a ordonné son arrestation. L'ancien président avait été hospitalisé quelques heures après cette décision.

Invoquant l'âge «avancé» de M. Fujimori, son avocat Miguel Perez avait alors formé deux recours: l'un pour contester l'annulation de la grâce et l'autre pour permettre à son client de rester en liberté pendant que la justice analyse son premier appel. L'ancien homme fort du Pérou, hospitalisé dans une clinique de Lima, y restait vendredi sous surveillance policière, considéré comme un «détenu».

La Cour suprême a accepté vendredi d'examiner l'appel contre l'annulation de la grâce, ordonnant à Miguel Perez d'étayer son recours dans un délai maximal de cinq jours, sous peine de le voir rejeté.

Alberto Fujimori, président de 1990 à 2000, avait été reconnu coupable d'avoir commandité deux massacres perpétrés par un escadron de la mort en 1991-1992. Sa libération anticipée au bout de 12 ans décidée par Pablo Pedro Kuczynski, alors président du Pérou, avait déclenché une crise politique et de vives protestations d'organisations de défense des droits de l'homme et des victimes de la répression du régime Fujimori. (afp/nxp)

Créé: 06.10.2018, 02h46

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.