Dimanche 22 septembre 2019 | Dernière mise à jour 13:52

Justice Indépendantistes catalans: dernier jour du procès

La défense des douze indépendantistes catalans a dénoncé «l'exagération» des faits reprochés, alors que le procès s'achève ce mercredi.

Galerie photo

En images, l'histoire des rêves d'indépendance de la Catalogne

En images, l'histoire des rêves d'indépendance de la Catalogne Le 27 octobre 2017, la Catalogne a déclaré que la région devenait un «Etat indépendant prenant la forme d'une République». Mais le différend entre Madrid et Barcelone ne date pas d'aujourd'hui.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L'avocat de l'ex-vice-président catalan Oriol Junqueras, principal accusé au procès des indépendantistes à Madrid, a assuré mardi que son client n'avait pas commis de délit de rébellion mais seulement un possible délit de désobéissance, qui n'implique pas de prison.

«Tout est exagération, tout est bruit»

Le procès historique de douze indépendantistes catalans pour leur implication dans la tentative de sécession de la Catalogne d'octobre 2017 doit s'achever mercredi après quatre mois d'audience.

Oriol Junqueras, vice-président de la région au moment des faits, y est le principal accusé. Le parquet a requis à son encontre 25 ans de prison pour détournement de fonds et rébellion, un délit controversé impliquant un soulèvement violent.

S'exprimant lors de l'avant-dernière audience du procès, Me Andreu Van den Eynde - qui défend Oriol Junqueras et l'ex-«ministre» catalan des Affaires étrangères Raul Romeva - s'est efforcé de démonter la thèse du parquet, en lui reprochant de «confondre la désobéissance avec la rébellion».

«Tout est exagération, tout est bruit» et cela «se manifeste dans le vocabulaire que j'ai noté tout au long du procès», a-t-il dit, en reprochant au parquet d'avoir parlé de «barricades», «boucliers humains», «regards de haine» ou «dévastation»... «C'est le discours de l'accusation: parti pris et exagération et cela lui enlève toute crédibilité», a-t-il déclaré.

Appel à «surmonter la crise»

Assurant qu'il n'y avait eu ni soulèvement ni violence ni armes, il a rejeté le délit de rébellion et plaidé que «la désobéissance était le véritable thème de discussion du procès». La désobéissance est punie d'une amende et d'une peine d'inéligibilité de trois ans, mais pas de peine de prison.

Rappelant que la police avait usé de la violence pour empêcher le référendum d'autodétermination du 1er octobre 2017, interdit par la justice, l'avocat a reconnu que quelques manifestants s'étaient confrontés aux forces de l'ordre.

Mais il a assuré que «cette violence prétendue, ces actes que l'on compte sur les doigts d'une seule main, étaient déconnectés de la dynamique» et «du comportement de mes clients» qui «rejettent toute forme de violence».

L'avocat a terminé son intervention en adoptant un ton politique, appelant à «surmonter la crise» en Catalogne. «Nous sommes là, avec la main tendue, pour résoudre ce conflit», a-t-il dit, en souhaitant que le jugement - attendu à l'automne - y contribue. (ats/nxp)

Créé: 11.06.2019, 21h09

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.