Jeudi 19 septembre 2019 | Dernière mise à jour 23:34

Visite interdite en Israël En larmes, l'élue dénonce Trump et Netanyahu

L'élue américaine Rashida Tlaib a expliqué lundi pourquoi elle a renoncé à rendre visite à sa grand-mère en Cisjordanie.

Rashida Tlaib lors d'une conférence de presse lundi 19 août 2019.

Rashida Tlaib lors d'une conférence de presse lundi 19 août 2019. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La seule élue américaine d'origine palestinienne, Rashida Tlaib, a expliqué lundi, en larmes, pourquoi elle avait renoncé à rendre visite à sa grand-mère en Cisjordanie occupée, accusant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir obéi à Donald Trump en limitant ses déplacements.

Israël avait décidé vendredi d'autoriser l'entrée de Rashida Tlaib «pour une visite humanitaire à sa grande-mère», après lui avoir refusé dans un premier temps l'accès au territoire en raison de son soutien à la campagne de boycott de l'Etat hébreu et à la suite d'une demande du président Donald Trump.

Rashida Tlaib, née à Détroit de parents originaires de Cisjordanie, avait promis dans une lettre de respecter toutes les restrictions imposées par Israël mais quelques heures plus tard, elle avait renoncé, citant les «conditions oppressives» imposées par Israël.

«Une élue des Etats-Unis libre»

L'élue américaine a expliqué au cours d'une conférence de presse à St-Paul, dans le Minnesota (centre), avoir changé d'avis après avoir parlé à sa famille, et notamment à sa grand-mère qui vit dans le village de Beit Ur al-Fauqa, près de Ramallah, en Cisjordanie occupée.

«Elle m'a dit que j'étais son rêve réalisé, son oiseau libre», a-t-elle raconté, la voix brisée. «Pourquoi devrais-je revenir et me laisser mettre en cage, et m'incliner alors que mon élection (...) a restauré sa dignité pour la première fois?» «C'est donc en larmes, à trois heures du matin, que nous avons tous décidé, en famille, que je ne pouvais pas y aller tant que je ne serai pas une élue des Etats-Unis libre», a ajouté Rashida Tlaib.

Cette affaire a démarré jeudi par un tweet de Donald Trump qui a jugé qu'Israël ferait preuve d'une «grande faiblesse» s'il autorisait Rashida Tlaib et l'élue du Minnesota Ilhan Omar, elle aussi démocrate et membre de l'aile gauche du Parti démocrate, à effectuer une visite prévue en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés.

«Il est regrettable que M. Netanyahu se soit apparemment inspiré de Trump, et même qu'il ait suivi les instructions de Trump» pour interdire cette visite, a déclaré Rashida Tlaib. Organisatrice de la conférence de presse, Ilhan Omar a pour sa part dénoncé l'interdiction de visite en Israël qui la frappe elle aussi comme «rien de moins que la tentative d'un allié des Etats-Unis de nier notre capacité à faire notre travail d'élues». (afp/nxp)

Créé: 20.08.2019, 00h57

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.