Mercredi 16 octobre 2019 | Dernière mise à jour 19:15

France Le frère d'une victime de Merah a feint son agression

Le frère de la première victime du djihadiste Mohammed Merah est en garde à vue. Pour cacher une bagarre avec son concubin, il a prétendu avoir été agressé.

Naoufal Ibn Ziaten.

Naoufal Ibn Ziaten. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Un des fils de Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime du djihadiste, Mohammed Merah en 2012, a été placé en garde à vue pour «dénonciation mensongère», soupçonné d'avoir inventé le récit de son agression qui serait survenue jeudi, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Contacté par l'AFP, le procureur de la République de Rouen, Pascal Prache, «confirme qu'il a été procédé au placement en garde à vue du chef de dénonciation mensongère de crimes ou délits» de Naoufal Ibn Ziaten, confirmant une information du «Parisien/Aujourd'hui en France». «Il n'y a pas de commentaire à faire en l'état», a ajouté le procureur (en photo AFP ci-dessous).

Le fils de Latifa Ibn Ziaten disait avoir été agressé jeudi dans l'agglomération de Rouen avec son colocataire de 25 ans alors qu'il rentrait à son domicile en voiture. Une source policière avait indiqué dans un premier temps que trois personnes - deux hommes et une femme - s'étaient ruées sur eux après être sorties de leur voiture, leur portant plusieurs coups.

«C'est une agression inventée», a indiqué samedi une source policière, soulignant que «d'après les premières constatations, les enquêteurs ont eu des doutes très rapidement». «Au vu des constatations, vu que la thèse de l'agression n'était pas crédible, les versions des deux supposées victimes étaient contradictoires», a ajouté cette source.

Les deux hommes se seraient en réalité battus entre eux avant d'inventer plus tard le récit d'une agression. «Les deux personnes étaient concubins, une relation dont n'avait pas connaissance la famille. Ils se seraient battus entre eux», a affirmé cette source. Le soir des faits, «le fils serait rentré tard, une bagarre a éclaté, il y a eu du sang».

Selon cette source policière, ces révélations jettent de «sérieux doutes» sur l'affaire des tags survenue il y a un mois, lorsque des menaces et des inscriptions à la gloire du tueur djihadiste, avaient été découvertes au domicile de Latifa Ibn Ziaten (notre photo AFP ci-dessous).

«Les enquêteurs ont de sérieux doutes sur des tags faits par des personnes extérieures», d'autant que «les tags sont intervenus juste avant que la police ne prévoie de retirer la protection policière» de Latifa Ibn Ziaten (en photo AFP ci-dessous), souligne-t-on.

Devenue un symbole de la lutte contre la radicalisation, Latifa Ibn Ziaten est la mère d'Imad Ibn Ziaten, première victime du djihadiste, Mohammed Merah qui, en mars 2012, a tué trois soldats puis, dans l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse, un professeur de religion, ses deux fils et une fillette de 7 ans.

(afp/nxp)

Créé: 13.07.2019, 17h32


Sondage

Elections fédérales: allez-vous voter?



Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.