Samedi 19 octobre 2019 | Dernière mise à jour 21:44

France Les pompiers, accusés de viol, remis en liberté

Six soldats du feu parisiens sont dans le collimateur de la justice pour le viol présumé d'une étudiante norvégienne de 20 ans.

Huit pompiers parisiens avaient été placés en garde à vue après la plainte d'une étudiante norvégienne de 20 ans, qui dénonçait des faits de viol en réunion survenus dans la nuit de vendredi à samedi.

Huit pompiers parisiens avaient été placés en garde à vue après la plainte d'une étudiante norvégienne de 20 ans, qui dénonçait des faits de viol en réunion survenus dans la nuit de vendredi à samedi. Image: AFP

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Deux jours après les accusations de viols en réunion portées par une étudiante norvégienne, six membres de la prestigieuse brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) ont été remis en liberté. A ce stade de l'enquête, ils ne sont pas mis en examen.

Cette affaire a replacé dans la chronique judiciaire ce corps d'élite des pompiers, déjà éclaboussé par le passé par des enquêtes pour violences sexuelles.

Samedi, les accusations sont venues d'une étudiante norvégienne de 20 ans qui a porté plainte, affirmant avoir été violée par plusieurs pompiers à la caserne Plaisance, dans le 14e arrondissement de la capitale, dans la nuit de vendredi à samedi.

Dans la foulée, une enquête a été ouverte pour «viols en réunion» et huit pompiers ont été placés en garde à vue au cours du week-end. Au terme des auditions, six d'entre eux, âgés de 23 à 35 ans, ont été déférés lundi matin devant un magistrat de la section des affaires militaires du parquet de Paris, qui a requis la mise en examen de quatre d'entre eux pour «viols en réunion» et pour «non-empêchement de crime» pour les deux autres.

Toutefois, le juge d'instruction qui a été saisi d'une information judiciaire sur ces chefs, a considéré qu'il n'existait «pas d'éléments suffisants» justifiant à ce stade leur mise en examen, selon des sources concordantes. L'enquête qui va se poursuivre devra déterminer leur rôle exact dans cette affaire.

«Absence de consentement»

Deux récits s'opposent: celui de la plaignante et celui des pompiers qui ont contesté lors de leur garde à vue l'absence de consentement. Vers 4h du matin, un des pompiers a regagné la caserne Plaisance, dans le 14e arrondissement de la capitale, accompagné de cette étudiante norvégienne rencontrée un peu plus tôt lors d'une soirée arrosée dans un bar, a relaté la source proche du dossier.

Devant les enquêteurs, la jeune femme «a décrit une relation consentie avec ce pompier et ensuite des relations imposées par d'autres», a ajouté cette même source, en précisant qu'il ne faisait pas partie des hommes présentés lundi à la justice. La plaignante «ne le met pas en cause», a souligné cette source.

A la suite des faits, l'étudiante s'était enfermée dans les toilettes avant de quitter les lieux et d'être recueillie, en état de choc, par une de ses amies au petit matin. (afp/nxp)

Créé: 06.05.2019, 12h53


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