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Italie Letta abolit le financement public des partis

Le Conseil des ministres italien a adopté vendredi un décret-loi prévoyant l'abolissement à terme du financement public des partis politiques.

Dans son discours d'investiture en avril, Enrico Letta avait promis l'abolition progressive du financement public des partis.

Dans son discours d'investiture en avril, Enrico Letta avait promis l'abolition progressive du financement public des partis. Image: AFP

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A partir de 2017, les formations politiques de péninsule vivront des contributions des citoyens.

«Pour respecter ses engagements, le gouvernement a adopté aujourd'hui un décret-loi qui abolit le financement public des partis», a déclaré au cours d'une conférence de presse le chef du gouvernement Enrico Letta. Dans son discours d'investiture en avril, Enrico Letta avait promis l'abolition progressive du financement public des partis.

Mais l'examen du projet de loi sur ce thème avait pris du retard au Parlement, ce qui a poussé le gouvernement à adopter un décret-loi qui entre en vigueur immédiatement et permet de gagner une année calendaire. Le décret-loi reprend le texte qui était approuvé par la Chambre des députés, mais n'avait pas encore été examiné par le Sénat.

Jusqu'à présent, un montant était alloué aux partis en fonction de leurs résultats électoraux. En vertu du texte adopté vendredi, dès 2014, ils ne percevront que 60% de ce montant, puis 50% en 2015, 40% en 2016 et rien l'année suivante. Le précédent gouvernement de Mario Monti avait déjà amputé de moitié le financement des partis politiques en juillet 2012, le faisant passer de 182 millions d'euros à 91 millions d'euros en 2013.

Des dons limités

Les partis seront financés par des contributions volontaires des citoyens. Ceux-ci pourront soit donner un montant équivalent à deux pour mille de leur revenu au parti de leur choix, lors de la déclaration annuelle des revenus, soit effectuer des versements spontanés partiellement défiscalisés.

Les députés ont fixé une limite à ces donations, 200'000 euros par an pour les sociétés et 300'000 pour les particuliers, au grand dam de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi qui comptait sur la générosité du Cavaliere pour pallier les éventuels problèmes financiers.

L'idée d'abolir le financement public des partis a fait son chemin à la suite de nombreux scandales ces dernières années : l'argent des contribuables avait été utilisé pour des fêtes, des restaurants, l'achat de bijoux, de villas ou de voitures de luxe par certains responsables. (ats/afp/nxp)

Créé: 13.12.2013, 16h03

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