Lundi 1 juin 2020 | Dernière mise à jour 01:47

Israël Loi controversée contre les œuvres «déloyales»

Un projet de loi du gouvernement israélien veut pouvoir supprimer les subventions publiques des films ne faisait pas preuve de «loyauté» envers l'Etat.

Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports entretient des relations tumultueuses avec le monde artistique israélien

Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports entretient des relations tumultueuses avec le monde artistique israélien Image: Keystone

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Le gouvernement israélien a adopté dimanche un projet de loi controversé qui doit permettre de couper les subventions publiques aux films et pièces de théâtre accusés de ne pas faire preuve de «loyauté» envers l'Etat, selon la ministre de la Culture.

Ce projet de loi dénoncé par les milieux artistiques a été présenté par la ministre israélienne de la Culture et des Sports Miri Regev.

Le texte, qui doit être présenté et voté en trois lectures par le Parlement avant d'entrer en vigueur, accorde aux ministères des Finances et de la Culture le pouvoir de supprimer les subventions à toute institution présentant des œuvres artistiques niant le droit à l'existence de l'Etat d'Israël, s'attaquant au drapeau national, présentant le jour de l'indépendance du pays comme un jour de deuil, ou incitant au racisme et au terrorisme.

Une ministre controversée

«Je suis très contente que cette loi ait été adoptée par la commission ministérielle des lois. Elle va ensuite être présentée à la Knesset pour être adoptée, si Dieu le veut, le mois prochain. Oui à la liberté de la culture, non aux provocations!», a proclamé la ministre sur Facebook.

Miri Regev, membre du Likoud, le parti de droite au pouvoir en Israël, entretient des relations tumultueuses avec le monde artistique israélien et s'en prend régulièrement à l'élite culturelle, largement ancrée à gauche.

L'an dernier, «Foxtrot», un film israélien ayant obtenu le Lion d'argent-Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise, avait suscité l'indignation de Mme Regev pour qui cette oeuvre prête le flanc à une accusation de «meurtre rituel» à l'encontre de soldats israéliens. Elle n'avait pas été invitée à la cérémonie de remise des prix Ophir (l'oscar israélien) à la suite de cette polémique.

(afp/nxp)

Créé: 21.10.2018, 21h18

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