Samedi 15 décembre 2018 | Dernière mise à jour 14:09

Industrie automobile Macron veut «préserver» l'alliance Renault-Nissan

En marge du G20 argentin, le président français s'est entretenu à ce propos avec le Premier ministre japonais, Shinzo Abe.

Emmanuel Macron en compagnie de Shinzo Abe au G20 de Buenos Aires.

Emmanuel Macron en compagnie de Shinzo Abe au G20 de Buenos Aires. Image: AFP

Quand Poutine dessine pour Macron

Pour convaincre Emmanuel Macron du bien-fondé de sa décision d'arraisonner trois navires ukrainiens dimanche, Vladimir Poutine a pris une feuille et lui a dessiné la position des bateaux, ont raconté vendredi les conseillers du président français. «Poutine a sorti une feuille blanche et dessiné la mer, le détroit, et entrepris d'expliquer au président le parcours ukrainien dans les eaux neutres puis territoriales. Il a expliqué par où ils étaient passés. Il a pris le temps d'expliquer sa version des faits, ce qui a duré une bonne dizaine de minutes», a raconté une conseillère. «Le président de la République a dit qu'il fallait entrer dans une phase de désescalade» et demandé «que des gestes nécessaires soient faits» pour y parvenir, selon l'Elysée.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le président français Emmanuel Macron a souhaité vendredi que l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors soit «préservée», lors d'un entretien avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, en marge du sommet du G20 en Argentine.

«L'échange sur Renault a été succinct, avec simplement le rappel que la procédure judiciaire devait suivre son cours», a fait savoir l'Elysée à l'issue du tête-à-tête qui s'est tenu le jour où la justice japonaise a annoncé la prolongation de la garde à vue de Carlos Ghosn.

Le tout-puissant patron a été arrêté le 19 novembre à Tokyo dans le cadre d'une affaire de dissimulation de revenus au retentissement mondial. «Le Président a pour sa part rappelé son attachement à ce que l'alliance soit préservée de même que la stabilité du groupe», a ajouté l'Elysée.

De son côté, Shinzo Abe a souhaité «le maintien d'une relation stable» entre les entreprises des deux pays, qualifiant l'alliance automobile de «symbole de la coopération industrielle entre le Japon et la France», a déclaré à l'agence de presse Kyodo une source au sein des services du Premier ministre. Mais l'avenir du groupe devrait être décidé par «les entreprises» et «les gouvernements ne devraient pas s'engager» sur le fonctionnement futur de l'alliance, a également souligné M. Abe, cité par la même source. Ghosn toujours détenu

Emmanuel Macron est bien placé pour savoir à quel point le sujet est sensible. En avril 2015, alors ministre de l'Economie, il avait déclenché une crise dans la fragile alliance Renault-Nissan en augmentant le poids de l'Etat au capital de Renault, un coup de force qui avait fortement déplu.

D'ici le 10 décembre, les procureurs doivent décider de libérer sans charges le dirigeant de 64 ans ou de l'inculper. S'il est effectivement mis en examen, il pourrait être placé en détention provisoire ou bien relâché sous caution.

A ce stade, celui qui est toujours patron de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors est soupçonné d'avoir minimisé ses revenus chez Nissan d'un milliard de yens par an (7,7 millions d'euros) sur la période d'avril 2010 à mars 2015, dans des documents publics remis par la société aux autorités financières japonaises. Carlos Ghosn nie toute malversation. (afp/nxp)

Créé: 01.12.2018, 01h53

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.