Jeudi 22 août 2019 | Dernière mise à jour 15:01

France Maintien en détention d'un Suisse à Toulouse

Simple méprise ou véritable malfaiteur ? Un jeune homme est toujours incarcéré, 4 mois après avoir été arrêté en marge d'une manifestation des «gilets jaunes».

Le procureur évoque une possible appartenance du prévenu à l'ultra-gauche.

Le procureur évoque une possible appartenance du prévenu à l'ultra-gauche. Image: Archives/Photo d'illustration

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Un Suisse d'une vingtaine d'années a été maintenu mardi en détention provisoire à Toulouse. Il est incarcéré depuis le 4 février après son interpellation, deux jours plus tôt, en marge d'une manifestation des «gilets jaunes» dans le sud-ouest de la France, a-t-on appris auprès de son avocate.

«Son incarcération est judiciairement inexpliquée», a affirmé à l'AFP Me Cécile Brandely, qui le 28 mai a plaidé pour la seconde fois devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse pour la remise en liberté de son client. Elle avait auparavant dénoncé un «dossier des renseignements généraux qu'on judiciarise».

Le jeune homme, qui habite à Toulouse depuis son arrivée en France en 2015 dans le cadre d'un échange d'étudiants Erasmus, a été interpellé «en possession d'un simple passe-partout, un passe de postier». Il a alors été mis en examen pour «association de malfaiteurs» et «prise du nom d'un tiers», a détaillé l'avocate.

Selon le parquet général, ces clés sont utilisées par les casseurs pour cacher du matériel ou échapper aux contrôles lors de manifestations. «Il est maintenu en détention pour empêcher toutes concertations», a affirmé l'avocat général (procureur) lors de l'audience du 28 mai, évoquant une possible appartenance du jeune homme à l'ultra-gauche.

Droit de visite

«Personne parmi ses copains n'a été entendu depuis quatre mois», déplore pour sa part l'avocate de la défense. Et la défense de relever que «de façon tout à fait illogique, une dizaine de permis de visite» ont été parallèlement accordés à ses proches.

Lors de cette seconde audience, l'avocat général a fait valoir qu'il restait à «exploiter ce que contiennent les ordinateurs» saisis lors de la perquisition de la colocation dans laquelle réside le jeune ressortissant suisse. Le magistrat a également argué de «l'absence de garantie de représentation» du prévenu et du risque qu'il puisse changer d'identité et disparaître.

Une porte s'ouvre

Cependant, selon Me Cécile Brandely, «une porte s'ouvre. La Chambre de l'instruction a en effet diligenté une enquête pour vérifier l'hébergement en Ariège», où réside sa compagne et «où il pourrait être accueilli en cas de remise en liberté».

A l'issue de cette enquête dont le résultat devrait être connu «d'ici trois semaines», une nouvelle demande de remise en liberté pourra être présentée. (ats/nxp)

Créé: 04.06.2019, 17h47

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