Mercredi 26 juin 2019 | Dernière mise à jour 22:02

France Marine Le Pen dénonce la saisie des fonds du parti

Marine Le Pen a dénoncé la saisie judiciaire de 2 millions d'euros d'aides publiques au Rassemblement national qui menace l'existence même de son parti.

Marine Le Pen.

Marine Le Pen. Image: AFP

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«J'attends qu'ils mettent en avant leurs principes, a lancé la présidente du Rassemblement national, sur BFMTV et RMC. «Que tous ceux qui se battent pour la démocratie (...) s'élèvent», a déclaré la cheffe du parti d'extrême droite français.

Dans le cadre de l'affaire des assistants présumés fictifs d'eurodéputés du mouvement, les juges français ont demandé la saisie de 2 millions d'euros d'aide publique due au RN, qui risque la cessation de paiement selon ses dirigeants. Un «coup d'Etat des juges», a martelé la présidente du RN.

«Quand on a un principe (...), on le défend y compris quand il va dans l'intérêt de votre adversaire. Si demain (le parti de gauche radical) La France insoumise était dans la situation dans laquelle nous sommes, eh bien moi je viendrais les soutenir», a-t-elle assuré.

Plusieurs responsables politiques ont émis des réserves sur cette décision des juges, s'inquiétant de ses conséquences sur le débat politique. «Je n'ai pas regardé techniquement la procédure, ses conséquences en tout cas me préoccupent pour le débat public», a réagi le député Les Républicains (droite) Guillaume Larrivé.

«La logique dans un pays démocratique c'est malgré tout de faire en sorte que le séquestre ne menace pas l'existence même d'un parti», a estimé le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure sur la même antenne. «Mais ça n'est pas à Marine Le Pen de se victimiser. Elle doit d'abord reconnaître qu'il y a eu fraude».

De son côté, Mme Le Pen a souligné que, «si jamais il n'y a pas une chambre d'instruction qui se réunit en urgence, et qui constate qu'il y a eu une violation de la loi par des juges et une violation de la Constitution, alors fin août il n'y a plus de Rassemblement national», une «nouvelle terrifiante pour notre pays mais qui va dépasser les frontières».

«Que va-t-on dire de notre démocratie?», a-t-elle interrogé. Elle a également critiqué un Parlement européen «hors du droit»: «ils ne respectent aucune règle de droit, ils ne respectent pas le contradictoire, ils ne respectent pas la présomption d'innocence.» (afp/nxp)

Créé: 09.07.2018, 13h48


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