Dimanche 16 juin 2019 | Dernière mise à jour 06:01

Italie Matteo Salvini en guerre contre Sea-Watch

Le vice-premier ministre italien veut empêcher l'entrée d'un bateau qui a recueilli des migrants dans les eaux territoriales de son pays.

Image d'archive de Matteo Salvini.

Image d'archive de Matteo Salvini. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le vice-premier ministre italien Matteo Salvini est parti en guerre jeudi contre Sea-Watch, dont le navire a recueilli mercredi 52 migrants au large de la Libye. Il a publié un décret ordonnant aux forces italiennes de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher l'entrée ou le transit du bateau dans les eaux territoriales italiennes.

Matteo Salvini, qui est aussi ministre de l'intérieur et patron de la Ligue (extrême droite), s'était auparavant insurgé contre le refus du navire de cette ONG allemande de faire route vers Tripoli, en dépit de l'accord donné par les autorités libyennes.

«Le navire avait le feu vert pour débarquer. L'attitude de Sea-Watch ressemble à une véritable séquestration de personnes pour des raisons politiques. Ils polémiquent avec le Viminale (le ministère de l'intérieur) sur le dos des migrants», avait alors déclaré Matteo Salvini.

Tripoli pas un «port sûr»

«Seawatch ne débarquera pas de survivants en Libye. Tripoli n'est pas un port sûr. Il est criminel de renvoyer des gens secourus [en mer, ndlr] vers un pays en guerre», s'est insurgé de son côté Sea-Watch sur son compte Twitter, accusant l'Union européenne d'être «complice» de ces «atrocités».

«La seule proposition que nous avons reçue est [celle de, ndlr] la Libye, ce qui est inacceptable. Le bateau se dirige vers le nord», a précisé de son côté le porte-parole de Sea-Watch. Selon le site de suivi du trafic maritime, Marine Traffic, le navire fait effectivement route vers le nord. Il a mis le cap sur l'île italienne de Lampedusa.

Mercredi, il avait secouru ces 52 migrants qui dérivaient à bord d'un canot pneumatique au large de la Libye, provoquant déjà la colère du vice-premier ministre italien. Ce dernier avait dénoncé les agissements d'un navire, selon lui, «pirate» et «illégal». (ats/nxp)

Créé: 13.06.2019, 23h25

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.