Mardi 19 février 2019 | Dernière mise à jour 15:45

Brexit May: «Nous devons tous contrôler nos nerfs»

Theresa May, qui va s'adresser à la Chambre des communes, demande que chacun reste calme afin d'obtenir de nouvelles concessions de Bruxelles.

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La Première ministre Theresa May va exhorter mardi des députés britanniques impatients à «contrôler (leurs) nerfs», alors qu'elle peine à obtenir de Bruxelles de nouvelles concessions sur l'accord de Brexit, à moins de cinquante jours du divorce.

Theresa May doit s'adresser à la Chambre des communes en milieu de journée pour informer les députés de l'évolution des discussions entamées avec ses homologues européens pour tenter de modifier le traité de retrait, dont la version initiale a été rejetée par le parlement en janvier.

«Les discussions sont dans une phase cruciale», doit affirmer la Première ministre, selon des extraits de son discours diffusés à l'avance par ses services. «Nous devons tous contrôler nos nerfs pour obtenir les changements que cette Chambre a demandés, et réaliser le Brexit à la date prévue», soit le 29 mars.

Theresa May espère principalement obtenir des concessions sur les dispositions relatives au filet de sécurité irlandais («backstop» en anglais), un point de l'accord qui cristallise le mécontentement des députés britanniques.

Echanges «constructifs»

«En obtenant les changements nécessaires sur le backstop, en protégeant les droits des travailleurs et en renforçant la protection de l'environnement, ainsi qu'en renforçant le rôle du parlement dans la prochaine phase des négociations, je pense que nous pouvons parvenir à un accord qui sera soutenu par cette Chambre», doit expliquer la dirigeante britannique.

Pour sortir de l'impasse, les membres de l'exécutif britannique multiplient les discussions avec les responsables européens. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, est à Paris mardi pour évoquer le sujet avec son homologue Jean-Yves Le Drian.

Dans le même temps, le ministre en charge du Brexit, Stephen Barclay, et David Lidington, le numéro 2 du gouvernement, se rendent à Strasbourg pour discuter avec des députés européens.

Stephen Barclay a rencontré lundi soir à Bruxelles le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, lors d'un dîner de travail, pour tenter de trouver une issue.

«Il est clair de notre côté que nous n'allons pas rouvrir l'accord de retrait, mais nous allons poursuivre nos discussions dans les jours à venir», a affirmé M. Barnier à l'issue de cette rencontre, évoquant des échanges «constructifs». (afp/nxp)

Créé: 12.02.2019, 09h42

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