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Accident Le ministre de l'Intérieur kényan tué dans un crash

Six personnes sont mortes brûlées vives, dont le ministre de l'Intérieur du Kenya, dimanche dans l’accident de leur hélicoptère près de la capitale Nairobi.

Le ministre kényan de l'Intérieur Georges Saitoti.

Le ministre kényan de l'Intérieur Georges Saitoti. Image: Reuters

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Le ministre kényan de la Sécurité intérieure George Saitoti, candidat à l’élection présidentielle et important responsable dans la lutte contre les islamistes somaliens, a été tué dimanche près de Nairobi dans l’accident, aux causes encore indéterminées, de son hélicoptère avec cinq autres personnes à bord.

"Nous avons malheureusement perdu M. Saitoti et le ministre délégué (à la sécurité intérieure) Orwa Ojode", a déclaré à la presse le vice-président kényan Kalonzo Musyoka, arrivé sur les lieux de l’accident, dans une forêt près de Nairobi. Parmi les victimes se trouvent également les pilote et co-pilote de l’appareil -- dont une femme -- et les deux gardes du corps des responsables gouvernementaux, a ajouté M. Musyoka.

Le vice-président kényan n’a fait aucun commentaire sur la cause possible de l’accident de l’appareil, un hélicoptère de police muni de petites ailes fixes de la société Eurocopter.

Cet appareil s’est écrasé à 8h30 locales (7h30 en Suisse) dans la forêt de Kibiku, dans les collines de Ngong proches de Nairobi, peu après avoir décollé de l’aéroport Wilson à Nairobi à destination de l’ouest du Kenya pour assister à une célébration religieuse.

Le Kenya a subi ces derniers mois une série d’attentats, attribués systématiquement par le gouvernement aux islamistes somaliens shebab, et en tant que ministre de la Sécurité intérieure, M. Saitoti était impliqué dans les mesures de sécurité prises à l’encontre de ces derniers.

Mais rien à ce stade ne permet d’accréditer la thèse d’un attentat plutôt que celle d’un accident.

L’armée kényane est entrée en octobre dernier en Somalie, où elle mène depuis, conjointement aux forces militaires d’autres puissances régionales, des opérations pour déloger les islamistes shebab de leurs bastions du sud et du centre de ce pays livré à la guerre civile depuis plus de 20 ans.

"J’ai vu un appareil voler très bas, il est descendu soudainement et nous avons entendu une forte explosion, puis le feu s’est déclaré quand il a touché le sol", a rapporté un témoin, Ole Tolei, un fermier des environs de cette zone rurale.

"L’appareil a fait du sur-place, et on a eu l’impression qu’il faisait demi-tour, et alors il est descendu", a témoigné un autre habitant, Henry Lelei. Après l’accident, "nous nous sommes précipité sur place et il y avait une femme qui pleurait. Elle n’était pas brûlée, mais nous ne pouvions pas nous approcher car le feu était trop fort. Quand l’incendie s’est propagé nous avons dû nous enfuir", a-t-il poursuivi.

"Le gouvernement va s’assurer qu’une enquête poussée soit menée. Nous ferons d’autres déclarations ultérieurement", a déclaré le Premier ministre Raila Odinga, qui s’est également rendu sur place.

Les corps des occupants de l’appareil ont été brûlés au point d’empêcher toute identification immédiate, ont rapporté des officiers de police sur place. Un journaliste présent sur les lieux a vu les corps calcinés des six personnes sortis des décombres de l’appareil, dont les débris étaient dispersés sur plusieurs dizaines de mètres dans une zone forestière.

La police a établi un cordon de sécurité pour tenter d’empêcher une foule de centaines de badauds d’approcher des lieux de l’accident.

George Saitoti était ministre de la Sécurité intérieure depuis la réélection de l’actuel président Mwai Kibaki en 2008. Il avait annoncé son intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle, prévue en principe en mars 2013.

Il avait été ministre des Finances dès 1983, puis vice-président du Kenya à partir de 1989, avant d’être limogé en 2002 par le président de l’époque Daniel Arap Moi, après s’être opposé au choix de ce dernier de soutenir Uhuru Kenyatta pour lui succéder à la tête de l’Etat.

M. Saitoti avait alors rejoint le camp de l’opposant de l’époque Mwai Kibaki, et avait occupé d’abord le poste de ministre de l’Education après l’élection de ce dernier en 2002. (afp/nxp)

Créé: 10.06.2012, 10h36

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