Vendredi 17 novembre 2017 | Dernière mise à jour 18:05

Corée du Nord Condamnations internationales unanimes

Le régime de Pyongyang se retrouve condamné de toutes parts. Reste à savoir quelles mesures seront prises par la suite.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

La Corée du Nord s'est attiré de vives condamnations internationales suite à son essai nucléaire de dimanche.

La seule action concrète dimanche soir, restait toutefois le lancement par la Corée du Sud voisine, de manoeuvres impliquant des missiles balistiques comme l'a rapporté l'agence officielle sud-coréenne Yonhap.

L'armée sud-coréenne a conduit un exercice à munition réelle simulant une attaque sur le polygone de tir nucléaire nord-coréen, touchant «des cibles choisies dans la mer du Japon», a écrit Yonhap en citant l'état-major interarmes.

«L'exercice est intervenu en réponse au sixième tir nucléaire du Nord (...) et a impliqué le missile balistique sud-coréen Hyunmoo et des chasseurs F-15K», selon l'agence. L'armée sud-coréenne a précisé que les cibles choisies étaient à une distance équivalente à celle du polygone de tir nucléaire nord-coréen de Punggye-ri, dans le nord-est du pays.

Condamnations

Son voisin Pyongyang s'était, dans la journée de dimanche, attiré les foudres officielles des principaux partis impliqués. Donald Trump a ainsi mené la charge en dénonçant des actions «très hostiles et dangereuses pour les Etats-Unis», alors que Moscou et Pékin plaidaient pour une réponse «appropriée».

Le président américain, qui a promis le 8 août «le feu et la colère» en cas de provocations de Pyongyang, a réagi en qualifiant la Corée du Nord d'«Etat voyou» et en laissant planer une menace voilée. La politique d'«apaisement» à l'égard du régime de Kim Jong-un «ne fonctionnera pas, ils ne comprennent qu'une chose!», a-t-il écrit sur Twitter sans autre précision.

Donald Trump devait réunir dimanche son équipe de sécurité nationale, alors que son secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a annoncé préparer de nouvelles sanctions. Le président américain a adressé au passage un reproche à la Chine, «qui s'efforce d'aider, mais avec peu de réussite».

Condamnation chinoise

Pékin, principal soutien économique du régime stalinien, a «condamné vigoureusement» l'essai nucléaire de dimanche. Dans un communiqué au ton cinglant, il a exhorté Pyongyang à «cesser ses actions erronées qui aggravent la situation et ne servent pas ses propres intérêts». Elle a précisé qu'elle appliquerait pleinement les sanctions prévues par les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le président chinois Xi Jinping a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine dimanche en marge d'un sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) dans le sud-est de la Chine. Les deux dirigeants ont exprimé leur souhait de «répondre de manière appropriée» à l'essai nucléaire nord-coréen.

«Les deux dirigeants sont convenus de s'en tenir à l'objectif de dénucléarisation de la péninsule coréenne et d'entretenir une communication et une coordination étroites afin de répondre à la situation nouvelle», a indiqué l'agence officielle Chine nouvelle.

Un peu plus tôt, le ministère russe des affaires étrangères avait condamné «le mépris» de Pyongyang pour les résolutions onusiennes, tout en plaidant pour l'apaisement. Il avait jugé «impératif de rester calme et d'éviter toute action qui conduirait à une nouvelle escalade».

Trump assure Tokyo de sa détermination

En parallèle, dimanche, Donald Trump a réaffirmé, lors d'un entretien avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, la détermination de Washington à défendre les Etats-Unis et leurs alliés, après un nouvel essai nucléaire nord-coréen. Et ce «en utilisant toute la gamme des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires à sa disposition».

«Les deux dirigeants ont condamné la poursuite par la Corée du Nord de ses actions déstabilisantes et provocatrices, confirmé l'infaillibilité des engagements de défense mutuelle entre les deux pays et promis de poursuivre une coopération étroite», a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

«Absolument inacceptable»

De leur côté, Tokyo et Séoul n'ont pas tardé à condamner l'essai nord-coréen. Dès l'annonce d'un séisme imputé à une probable «explosion» en Corée du Nord, le premier ministre nippon Shinzo Abe a déclaré ce nouvel essai nucléaire «absolument inacceptable».

Le conseiller national à la sécurité des Etats-Unis, H.R. McMaster, a pour sa part assuré son homologue japonais que Tokyo pouvait compter sur la protection nucléaire des Etats-Unis.

Le président sud-coréen Moon Jae-In a de son côté demandé d'infliger «la punition la plus forte» contre Pyongyang, notamment via de nouvelles sanctions dans le cadre de l'ONU afin d'«isoler complètement la Corée du Nord».

Menace pour la paix

Lui faisant écho, le président français Emmanuel Macron a appelé la communauté internationale à réagir «avec la plus grande fermeté», estimant que le test nord-coréen portait «atteinte à la paix et à la sécurité».

Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel sont tous deux favorables à «un durcissement» des sanctions de l'Union européenne, à l'heure où la «dernière provocation en date» de Pyongyang a «atteint une nouvelle dimension», a précisé Berlin. Une position partagée par le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni, avec qui Emmanuel Macron s'est aussi entretenu, selon l'Elysée.

Appel de l'AIEA

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui n'est plus autorisée à se rendre en Corée du Nord, a qualifié ce sixième essai mené depuis 2006 «d'acte extrêmement regrettable» qui traduit «un mépris complet des demandes répétées de la communauté internationale».

«J'espère que cela contribuera enfin à une prise de conscience de la communauté internationale pour interdire les essais nucléaires en mettant en oeuvre» le traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN), a déclaré la directrice de l'AIEA chargée de son application, Lassina Zerbo. (ats/nxp)

Créé: 03.09.2017, 11h53


Sondage

Faut-il préserver le secret bancaire pour les citoyens suisses?




Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters