Lundi 1 juin 2020 | Dernière mise à jour 16:56

Syrie Moscou et Pékin boycottent le Conseil de sécurité

Souhaitant qu’une réunion sur la Syrie et l’usage des armes chimiques soit publique, les Chinois et les Russes ont appliqué la politique de la chaise vide.

Le Conseil de sécurité devait notamment entendre des exposés du représentant de l’ONU pour les Affaires de désarmement et du chef de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. (Photo Johannes EISELE / AFP)

Le Conseil de sécurité devait notamment entendre des exposés du représentant de l’ONU pour les Affaires de désarmement et du chef de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. (Photo Johannes EISELE / AFP) Image: AFP

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La Russie et la Chine ont boycotté mardi une visioconférence à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie et les armes chimiques, Moscou jugeant «inacceptable» qu'il ne s'agisse pas d'une réunion publique.

«La Russie et la Chine ont des fenêtres vides» à l'écran, a confirmé à l'AFP un membre du Conseil de sécurité sous couvert d'anonymat.

Lors d'une conférence de presse virtuelle, l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a indiqué que son pays n'avait eu qu'une demande: «Que les échanges se déroulent de manière ouverte».

«Malheureusement, nos partenaires occidentaux, et leurs alliés, ont insisté pour une réunion à huis clos malgré leurs slogans en faveur de l'ouverture et la transparence du Conseil de sécurité», a poursuivi le diplomate russe.

«Une telle approche est inacceptable pour nous car elle altère les prérogatives des Etats parties à la Convention des armes chimiques», a-t-il indiqué pour justifier son choix de la chaise vide.

Pour cette réunion mensuelle et qui se tient jusqu'à présent à huis clos, les membres du Conseil devaient notamment entendre des exposés du Haut représentant de l'ONU pour les Affaires de désarmement Izumi Nakamitsu et du chef de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), Fernando Arias.

Ils devaient aussi entendre le Coordinateur de la mission d'investigation et d'identification créée par l'OIAC en juin 2018, Santiago Onate, dont le premier rapport début avril a accablé Damas pour des attaques chimiques menées en 2017.

Selon Moscou, premier soutien de Damas, la Syrie a arrêté son programme d'armes chimiques, tous ses stocks d'armes chimiques ont été éliminés et ses capacités de production détruites. Damas a démenti avoir une responsabilité dans les attaques de 2017.

«La réunion (de mardi) avait été décidée à huis clos pour permettre aux membres du Conseil et à la Syrie d'échanger en toute franchise et de poser des questions aux intervenants», a souligné dans un communiqué la mission diplomatique britannique à l'ONU, «déçue» de la décision de Moscou et Pékin. (afp/nxp)

Créé: 13.05.2020, 00h12

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