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Moyen-Orient L'EI repoussée à Palmyre mais à la conquête de Ramadi

Les combats ont fait environ 500 morts, tant civils que membres des forces de sécurité, en deux jours.

Les combats à Ramadi ont jeté des milliers de réfugiés sur les routes.

Les combats à Ramadi ont jeté des milliers de réfugiés sur les routes. Image: Keystone

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La progression du groupe Etat islamique

La progression du groupe Etat islamique La fulgurante progression des djihadistes sunnites du groupe Etat islamique (EI) met en péril la sécurité de toute la région.

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Les forces du régime syrien ont chassé dimanche du nord de la ville de Palmyre l'Etat islamique (EI), au lendemain de l'annonce du décès, selon une ONG, de quatre de ses chefs dans une opération commando américaine. Les djihadistes ont toutefois annoncé s'être emparé de Ramadi, en Irak.

Les combattants de l'organisation extrémiste se trouvaient toujours dimanche à un kilomètre du célèbre site archéologique de Palmyre (Tadmor en arabe), dans le centre de la Syrie.

Mais dans le nord de la ville, et après de violents combats avec l'armée, l'EI «s'est retiré de la plupart des quartiers» moins de 24 heures après s'être emparé de la zone septentrionale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), proche de l'opposition au régime de Bachar el-Assad.

«L'attaque de l'EI a été avortée et les djihadistes ont été chassés des périphéries nord et est de Tadmor», a affirmé de son côté à l'AFP Talal Barazi, le gouverneur de la province dont fait partie cette ville.

Palmyre ouvre le désert syrien

M. Barazi a indiqué par ailleurs que l'armée avait repris une série de sites dans la ville. Selon l'OSDH, les combats dans le nord de la ville ont fait en quatre jours au moins 295 tués, dont 115 djihadistes et 123 soldats du régime. Selon M. Barazi, l'armée a tué «130 djihadistes».

L'EI avait lancé mercredi l'assaut sur Palmyre, qui revêt une importance pour lui puisqu'elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d'Al-Anbar, en grande partie contrôlée par ce groupe ultraradical sunnite.

Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, craint de voir Palmyre subir le même sort que des sites archéologiques dans le nord de l'Irak, notamment Nimroud et Hatra, endommagés ou détruits par l'EI.

L'OSDH a lui annoncé dimanche que l'opération commando américaine en Syrie qui a coûté la vie à un chef de l'EI, Abbou Sayyaf, a tué au total 32 membres de l'organisation extrémiste dont trois autres chefs.

Site pétrolier visé par les militaires américains

Un responsable de la Défense américaine avait indiqué samedi que les forces américaines avaient tué «une douzaine» de combattants en plus d'Abou Sayyaf, au cours de cette opération au sol en Syrie.

Outre Abbou Sayyaf, qui était en charge du dossier du pétrole au sein de l'EI, l'adjoint du «ministre de la Défense» du groupe, un responsable des communications et un quatrième chef non identifié, ont été tués, selon l'OSDH. Trois d'entre eux sont originaires du Maghreb.

Cette opération au sol est la première revendiquée explicitement par les Etats-Unis contre l'EI pour capturer un de ses responsables. Elle a été menée sur le site de l'un des plus grands champs pétroliers de la Syrie, qui se trouve actuellement sous le contrôle des djihadistes.

Armée irakienne en recul

Abou Sayyaf «a été tué lors d'échanges avec les forces américaines», a indiqué la Maison Blanche, en précisant qu'aucun militaire américain n'a été blessé ou tué.

En Irak, les combattants de l'EI se sont emparés dimanche d'un des derniers quartiers qui était tenu par les forces gouvernementales à Ramadi, chef-lieu de la province occidentale d'Al-Anbar, à 110 km de Bagdad.

Des forces spéciales de l'armée irakienne, qui contrôlaient encore le quartier de Malaab, ont été contraintes de se replier vers l'est après avoir subi de lourdes pertes.

Militaires irakiens ciblés

Le groupe djihadiste, Etat islamique (EI) a affirmé dimanche avoir pris le contrôle total de la ville irakienne de Ramadi, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, un sévère revers pour les forces pro-gouvernementales.

L'EI a revendiqué cette victoire sur des forums djihadistes . «Dieu a permis aux soldats du califat de nettoyer toute la ville de Ramadi», écrit le groupe, ajoutant: «ils la contrôlent, avec les bataillons de chars et de lanceurs de missiles s'y trouvant, ainsi que le centre de commandement des opérations (de la province d'Al-)Anbar».

La chute de Ramadi constitue la première prise d'une ville majeure par les djihadistes depuis que l'armée irakienne et des unités paramilitaires ont lancé une contre-offensive l'an passé avec l'appui de frappes aériennes de la coalition sous commandement américain. Les combats auraient fait en deux jours environ 500 tués, a affirmé le porte-parole du gouverneur de la province. (smk/afp/nxp)

Créé: 17.05.2015, 20h11

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