Dimanche 8 décembre 2019 | Dernière mise à jour 08:14

Canada Nouvelle démission d'une ministre de Trudeau

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau est au cœur d'une grave crise politique. Une de ses ministres a annoncé vouloir quitter le gouvernement.

La ministre canadienne du Budget Jane Philpott .

La ministre canadienne du Budget Jane Philpott . Image: AFP

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La ministre canadienne du Budget Jane Philpott a annoncé lundi avoir présenté sa démission. Elle a expliqué n'avoir plus confiance dans le gouvernement, au cœur d'une grave crise politique après les accusations d'ingérence dans une procédure judiciaire lancées par l'ex-ministre de la Justice.

«Je me suis penchée sur les événements qui ont secoué le gouvernement fédéral ces dernières semaines et après une sérieuse réflexion, j'en ai conclu que je devais démissionner de mon ministère», a déclaré sur Twitter Mme Philpott, réputée proche de l'ancienne ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould.

«Malheureusement, je n'ai plus confiance dans la façon dont le gouvernement gère cette affaire et dans sa réponse à ces questions», a ajouté Mme Philpott, nommée présidente du Conseil du Trésor, responsable du budget, lors d'un remaniement mi-janvier.

Compliqué pour Trudeau

Cette annonce surprise vient compliquer un peu plus la situation du Premier ministre Justin Trudeau, qui traverse la pire crise de son mandat depuis que son ancienne ministre de la Justice l'a accusé d'avoir fait pression sur elle pour qu'elle évite un procès à la société canadienne SNC-Lavalin.

L'opposition avait appelé la semaine dernière à la démission de M. Trudeau et à l'ouverture d'une enquête par la police fédérale après une déposition choc de Jody Wilson-Raybould devant la commission de la Justice de la chambre des Communes. Mme Wilson-Raybould a elle-même claqué la porte du gouvernement le 12 février.

Elle a ensuite accusé M. Trudeau et sa garde rapprochée d'avoir exercé sur elle des pressions «inappropriées», assorties de «menaces voilées», pour qu'elle intervienne auprès du bureau des procureurs en faveur de ce géant du BTP.

Procès prévu

Un accord hors cour entre la justice et SNC-Lavalin aurait permis à cette société, qui emploie 50'000 personnes dans le monde dont 9000 au Canada, d'échapper à une condamnation pouvant compromettre son avenir. Mme Wilson-Raybould a finalement refusé d'intervenir et un procès est toujours prévu, à une date encore indéterminée.

Le Premier ministre a répété que son entourage et lui avaient «toujours agi de façon appropriée et professionnelle» lorsqu'ils avaient discuté du dossier SNC-Lavalin avec Mme Wilson-Raybould. (ats/nxp)

Créé: 04.03.2019, 22h45

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