Mercredi 23 octobre 2019 | Dernière mise à jour 14:21

Hong Kong La police tire sur les manifestants

Les forces de l'ordre de Hong Kong répriment durement les milliers de protestataires anti-gouvernementaux.

Un manifestant tient une pancarte dénonçant les violences policières

Un manifestant tient une pancarte dénonçant les violences policières Image: AFP

graffitis et jets d'oeufs contre le bureau de liaison du gouvernement chinois

Des protestataires ont jeté des oeufs et inscrit des graffitis sur la façade du bureau de liaison du gouvernement chinois à Hong Kong, à l'issue d'une nouvelle manifestation monstre dimanche dans le territoire semi-autonome. Les organisateurs ont fait état de 430'000 personnes ayant participé à la manifestation de ce dimanche.

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Crise politique à Hong Kong

Crise politique à Hong Kong Les manifestants pro-démocratie augmentent la pression sur les autorités pro-Pékin.

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Des hommes masqués armés de bâtons, selon une vidéo d'un média local, ont attaqué dimanche soir des manifestants anti-gouvernementaux à Hong Kong, où la police a eu recours à des tirs de balles en caoutchouc contre les protestataires.

Par ailleurs, dans une gare du nord-ouest de la ville, dans le district de Yuen Long proche de la frontière chinoise, des hommes masqués vêtus de blanc et brandissant des bâtons ont chargé la foule, passant notamment à tabac la journaliste du journal Stand News qui diffusait un live Facebook des événements.

La foule a de nouveau envahi les rues de Hong Kong dimanche en signe de protestation contre le gouvernement pro-Pékin du territoire semi-autonome, pour le septième week-end d'affilée de manifestations.

Hong Kong, plongée dans une crise politique majeure, est le théâtre depuis le 9 juin de gigantesques manifestations marquées de façon sporadique par des affrontements violents entre des contestataires radicaux et la police.

Le mouvement est parti du rejet d'un projet de loi désormais suspendu visant à autoriser les extraditions vers la Chine.

La contestation s'est élargie à des exigences plus vastes concernant la préservation des acquis démocratiques et des libertés --en particulier d'expression et l'indépendance de la justice-- dont cette ancienne colonie britannique revenue dans le giron chinois en 1997 jouit, théoriquement jusqu'en 2047, aux termes de l'accord de rétrocession.

Solidarité

Dans la foule, Anita Poon, 35 ans, raconte qu'elle s'est décidée à venir manifester pour la première fois, après avoir vu la marche des personnes âgées mercredi en solidarité avec le mouvement de contestation.

«Quand même les grands-mères sont dans la rue, comment peut-on rester devant la télévision?» explique-t-elle. «Le gouvernement n'a pas répondu à la voix du peuple, c'est pourquoi cela continue», dit-elle.

Les autorités ont renforcé la sécurité dans le centre du hub financier international. Les barrières métalliques, souvent utilisées comme barricades par les manifestants, ont été retirées et le siège de la police a été entouré de lourdes barrières de sécurité en plastique remplies d'eau.

Des demandes diverses

Le mouvement de contestation est notamment nourri par les disparitions de libraires dissidents, réapparus ensuite en détention sur le continent, la disqualification d'opposants et l'incarcération de leaders du mouvement pro-démocratie.

Les protestataires exigent la démission de la cheffe de l'exécutif local Carrie Lam, que Pékin soutient de tout son poids, le retrait pur et simple du texte sur les extraditions, une enquête indépendante sur les violences policières supposées et l'amnistie des personnes arrêtées. Ils appellent aussi à nouveau à l'élection au suffrage universel du chef de gouvernement.

Samedi, plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées à Hong Kong pour exprimer leur soutien à la police et au gouvernement pro-Pékin. (ats/afp/nxp)

Créé: 21.07.2019, 11h57


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