Lundi 23 septembre 2019 | Dernière mise à jour 04:09

Panama Odebrecht admet avoir versé des pots-de-vin

Le géant brésilien du BTP a reconnu jeudi avoir versé plusieurs millions de dollars aux fils d'un ex-président du Panama.

Manifestation contre la corruption au Panama. (31 octobre 2017)

Manifestation contre la corruption au Panama. (31 octobre 2017) Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le géant brésilien du BTP Odebrecht, impliqué dans un gigantesque scandale de corruption à l'échelle de l'Amérique du Sud, a reconnu jeudi via un de ses dirigeants avoir versé des pots-de-vin pour plusieurs millions de dollars aux fils de l'ancien président panaméen Ricardo Martinelli.

Selon cet ancien cadre panaméen du groupe, des pots-de-vin auraient été versés à Ricardo et Luis Enrique Martinelli, fils du président du Panama de 2009 à 2014, et à plusieurs de ses ministres de l'époque.

Les deux fils du président «ont exigé le paiement de six millions de dollars», a précisé André Campos Rabello, l'ancien patron d'Odebrecht au Panama, selon le document lu jeudi par la procureure anticorruption Zuleyka Moore. Ces versements auraient garanti à Odebrecht les chantiers d'une autoroute et de l'assainissement de la baie de Panama. Par la suite, les deux fils Martinelli, actuellement en fuite et visés par une note rouge d'Interpol, auraient également touché quelque 50 millions de dollars pour divers autres services rendus à l'entreprise brésilienne.

63 personnes impliquées

Les anciens ministre de l'Economie, Franck de Lima, des Travaux publics, Jaime Ford, et le secrétaire général de la Présidence, Demetrio Papadimitriu, auraient eux touché des pots-de-vin pour respectivement 7, 1,8 et 4 millions de dollars.

L'ex-ministre de l'Intérieur, Jose Domingo Arias, candidat à la présidentielle 2014, aurait lui touché 10 millions de dollars de la part d'Odebrecht pour mener cette campagne.

Au total, au Panama, le scandale Odebrecht aurait impliqué 63 personnes, pour au moins 60 millions de dollars au total, selon des propos de la procureur en chef, Kenia Porcell, il y a quelques semaines.

Les présidences de Martin Torrijos (2004-2009), Ricardo Martinelli (2009-2014) et celle, actuelle, de Juan Carlos Varela, sont visées par l'enquête autour du géant brésilien. M. Martinelli se trouve actuellement en détention aux Etats-Unis, en Floride, où il attend son extradition vers le Panama. (afp/nxp)

Créé: 10.11.2017, 04h24

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.