Mercredi 16 octobre 2019 | Dernière mise à jour 17:51

USA Ovules confondus: la clinique «a mené trois familles en enfer»

Mercredi, un couple américain a saisi la justice, car une clinique a donné son ovule à un autre couple.

A Los Angeles, Anni et Ashot M. ont raconté mercredi à des journalistes qu'ils ignoraient avoir un fils avant que la clinique ne les appelle.

A Los Angeles, Anni et Ashot M. ont raconté mercredi à des journalistes qu'ils ignoraient avoir un fils avant que la clinique ne les appelle. Image: Photo d'illustration/Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Un couple californien a engagé mercredi des poursuites en justice à l'encontre d'une clinique pratiquant des fécondations in-vitro, après qu'une dramatique erreur a conduit un autre couple à porter et mettre au monde leur enfant.

Mardi, ce deuxième couple, habitant lui à New York et dont la femme avait donné naissance à deux enfants n'ayant aucun lien de parenté avec eux, ni même entre eux, avait également annoncé attaquer en justice la clinique CHA, à Los Angeles.

La New-Yorkaise se croyait enceinte de jumelles, mais avait accouché de deux garçons, alors que le seul embryon masculin sur les huit créés grâce à leurs dons de sperme et d'ovule n'avait pas été implanté. Les tests ADN ont par la suite confirmé que les deux garçons n'étaient pas leurs enfants, ni même frères.

Bataille judiciaire

A Los Angeles, Anni et Ashot M. ont raconté mercredi à des journalistes qu'ils ignoraient avoir un fils avant que la clinique ne les appelle pour vérifier, à l'aide de tests génétiques, que l'un des deux bébés nés à New York était bien le leur.

Le second petit garçon est quant à lui issu de l'embryon d'un troisième couple ayant eu recours aux services de la clinique, mais n'ayant pas été identifié.

Les M. ont indiqué qu'au terme d'une bataille juridique, ils avaient finalement réussi à obtenir la garde de leur fils en mai, alors qu'il était âgé de six semaines. La clinique «a mené trois familles en enfer, et nos vies ne seront plus jamais pareilles», a déclaré Ashot M. aux journalistes. «Nous nous sommes battus pour récupérer notre fils, et maintenant nous allons nous battre pour être sûr que cela n'arrive plus jamais.»

«Qui voudrait rencontrer son enfant dans l'entrée d'un hôtel?», a demandé sa femme Anni, visiblement très émue. Elle-même s'était fait implanter un embryon - qui n'a donné lieu à grossesse - dont elle ne sait toujours pas à l'heure actuelle à qui il appartenait.

«L'une des pires tragédies»

Cette erreur «est l'une des pires tragédies de centre de fertilité que j'aie jamais vue», a déclaré à l'AFP Adam Wolf, avocat représentant le couple californien. «Mon cabinet représente des centaines de victimes de centres de fertilités, et je n'ai jamais rien vu de tel.»

L'établissement «a refusé de nous dire comme tout cela était arrivé», a ajouté l'avocat. Contacté, le standard de la clinique a répondu à l'AFP qu'aucun responsable n'était disponible pour commenter l'affaire. (afp/nxp)

Créé: 11.07.2019, 19h03


Sondage

Elections fédérales: allez-vous voter?



Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.