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France Après le drame, Paris appelle les «gilets jaunes» à la raison

Le porte-parole du gouvernement a appelé les «gilets jaunes» à se montrer «raisonnables» après l'attentat de Strasbourg. Le marché de Noël rouvrira ce samedi.

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«À ce stade, nous n'avons pas décidé d'interdire les manifestations» auxquelles certains protestataires continuent d'appeler pour la journée de samedi, a souligné le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux sur la chaîne CNews.

Mais il a demandé aux manifestants qui protestent depuis près d'un mois contre la politique sociale et fiscale du gouvernement de se montrer «raisonnables» après l'attentat de mardi soir, qui a fait trois morts, une victime en état de mort cérébrale et 12 autres blessés.

La colère des «gilets jaunes» «a été entendue» et il y a été «répondu», a insisté M. Griveaux, en référence aux mesures annoncées lundi par le président Emmanuel Macron pour augmenter le pouvoir d'achat des salariés et retraités les plus modestes. Et à Bruxelles, Emmanuel Macron a assuré entendre «cette part de colère légitime» du peuple.

Mais plusieurs figures du mouvement ont affirmé jeudi que la mobilisation se poursuivrait samedi, prenant leurs distances avec d'autres figures plus modérées qui jugent que «le temps du dialogue» est arrivé.

Les «gilets jaunes» sont «plus mobilisés que jamais», a assuré l'un d'eux, Maxime Nicolle, lors d'un point presse organisé devant la salle du jeu de Paume à Versailles (région parisienne), un des hauts lieux de la Révolution de 1789. A ses côtés se trouvait notamment Priscillia Ludosky, qui a lancé la pétition contre la hausse des taxes sur les carburants à l'origine de la contestation.

Allemagne, Suisse et Italie en alerte

A Paris, l'Assemblée nationale a rejeté sans surprise jeudi soir une motion de censure contre le gouvernement pour sa gestion des «gilets jaunes», votée par seulement 70 députés, de gauche et d'extrême droite.

Déployées en force pour encadrer les multiples rassemblements de ces dernières semaines, parfois émaillés de heurts violents et dégradations, les forces de l'ordre sont désormais lancées dans une vaste traque pour tenter de retrouver l'homme le plus recherché de France, qu'elles ont abattu jeudi soir. Plus de 700 policiers et gendarmes sont mobilisés et un avis de recherche a été publié mercredi soir.

(ats/nxp)

Créé: 13.12.2018, 08h49

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