Vendredi 17 janvier 2020 | Dernière mise à jour 23:09

France Édouard Philippe veut «mener la réforme à son terme»

Le Premier ministre français doit livrer mercredi les détails du plan visant à unifier les 42 régimes de retraite actuels.

«Réunion de travail» de ministres avec Macron dimanche soir

Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe réuniront dimanche soir à l'Elysée les ministres concernés par le projet de réforme des retraites, a indiqué à l'AFP l'entourage du président, confirmant une information du «Parisien». Il s'agira d'une «réunion de travail avec le Premier ministre et les ministres concernés» en vue de la «préparation des échéances du début et milieu de semaine», a expliqué cette source. Des réunions ministérielles autour du projet gouvernemental de réforme des retraites se succèdent ce week-end à Matignon, avec notamment les ministres Agnès Buzyn (Solidarités), Jean-Paul Delevoye (Retraites) et Jean-Baptiste Djebbari (Transports).

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Consultations à Matignon et réunion à l'Elysée, bras de fer dans la presse: l'exécutif s'active pour sauver sa réforme des retraites, menacée par un mouvement social qui va quasiment paralyser les transports dimanche. La pagaille pourrait se poursuivre lundi.

Le «Journal du dimanche» organise la confrontation entre le Premier ministre Edouard Philippe et son principal opposant sur ce dossier, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, regonflé par la mobilisation massive du 5 décembre, qui a fait descendre plus de 800'000 manifestants dans la rue. Dimanche, le trafic va rester fortement réduit à la SNCF, avec 1 TGV sur 6 et une grande partie des transports parisiens bloqués.

«Si on ne fait pas une réforme profonde, sérieuse, progressive aujourd'hui, quelqu'un d'autre en fera une demain brutale, vraiment brutale», prévient dans des propos cités par le JDD le chef du gouvernement. Lui est «déterminé» à mener «jusqu'à son terme» le projet de système universel de retraite par points voulu par Emmanuel Macron.

«Nous tiendrons jusqu'au retrait» de la réforme, dans laquelle «il n'y a rien de bon», réplique dans une longue interview au journal dominical le dirigeant cégétiste. Une deuxième grande journée de grèves et manifestations est prévue mardi à l'appel de l'intersyndicale FO-CGT-Solidaires-FSU et de quatre organisations de jeunesse. Certaines voix, à la CGT, évoquent déjà un troisième round jeudi prochain.

Consultations à Matignon

Pour tenter de sortir de l'ornière, le calendrier de l'exécutif s'accélère. Tout le week-end, des consultations ont lieu à Matignon. Dimanche soir, Emmanuel Macron et Edouard Philippe réuniront à l'Elysée les ministres concernés par le dossier.

Lundi, en compagnie de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye présentera aux partenaires sociaux les conclusions de sa longue concertation. Enfin, mercredi, Edouard Philippe détaillera son plan consistant à fusionner les 42 régimes de retraite existants.

«On pourra apporter des réponses extrêmement positives pour beaucoup de gens qui subissent des injustices dans le système actuel: les femmes, les agriculteurs, et ceux qui ont des parcours hachés notamment», assure-t-il.

Mais y aura-t-il matière à éteindre l'incendie? Rien n'est moins sûr, vu la réponse apportée par Philippe Martinez à l'hypothèse d'une transition sur dix ou quinze ans entre les régimes actuels et le futur système: «Ce sera non». «Je ne veux pas que nos petits-enfants nous disent: 'tu as pu partir à tel âge, mais en contrepartie, tu as sacrifié ma retraite'», fait-il valoir.

«Rien de bon»

Pour Philippe Martinez, «il n'y a rien de bon» dans le régime universel par points voulu par l'exécutif. Selon lui, il faut «conserver» le système actuel, «le meilleur du monde», et «l'améliorer».

«Le principe de notre système c'est 'je paye selon mes moyens, je reçois selon mes besoins'», alors que «le projet du gouvernement» c'est «'un euro cotisé offrira les mêmes droits pour tous'. Donc celui qui ne peut pas cotiser, même si ce n'est pas de sa faute, touchera moins que les autres!», critique-t-il. (ats/nxp)

Créé: 08.12.2019, 01h15

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