Samedi 7 décembre 2019 | Dernière mise à jour 02:06

France Plusieurs centaines de migrants ont été évacués

Mardi, une opération de démantèlement a débuté pour évacuer un campement de migrants, près de Calais, en France.

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Les forces de l'ordre ont procédé mardi matin à l'évacuation de campements installés dans la zone industrielle des dunes, à Calais (Pas-de-Calais, France). Plusieurs centaines de migrants s'y trouvaient.

L'opération de démantèlement a commencé dès 7h30, de nombreux CRS et gendarmes mobiles bouclant cette zone composée essentiellement d'un petit bois et de terrains vagues, à quelques centaines de mètres de l'ancienne «Jungle» de Calais. Les journalistes n'étaient pas autorisés à s'approcher et restaient bloqués à environ un kilomètre.

«Conditions extrêmement précaires»

Selon des militants des associations Salam, l'Auberge des migrants et Human Rights Watch qui se trouvent sur place, une quinzaine de bus avaient été affrétés par les autorités et au moins treize étaient déjà partis vers 11h30. Le préfet du Pas-de-Calais se trouvait sur les lieux.

«Depuis quelques semaines», le «bois Hedde», qui appartient à des propriétaires privés, était «occupé de manière illicite et prolongée par des migrants en l'absence de toute autorisation des propriétaires», a expliqué dans un communiqué la préfecture du Pas-de-Calais, comptabilisant «250 tentes» et «350 personnes» hébergées «dans des conditions extrêmement précaires».

Dans le calme

Ces occupations «occasionnaient de sérieux problèmes de sécurité, de salubrité et de tranquillité», a ajouté la préfecture, précisant qu'une ordonnance d'expulsion avait été rendue le 10 octobre par la justice puis affichée sur le terrain le 19 octobre.

«A 12 heures, 331 personnes isolées, réparties dans 9 bus, ont été prises en charge. Par ailleurs, 43 personnes en situation irrégulière ont été interpellées en vue d'un placement en retenue administrative», détaille ce communiqué.

«Ca se passe dans le calme»

Avant cette opération, «entre 300 et 500 exilés», essentiellement des hommes originaires du Soudan, d'Éthiopie, d'Érythrée, d'Afghanistan ou encore d'Iran, étaient installés dans des tentes dans la zone, a indiqué Jean-Claude Lenoir, de l'association Salam. L'Auberge des migrants estimait elle que «500 à 600 personnes» se trouvaient dans la zone.

«Ca se passe dans le calme. De toute façon, les exilés savent très bien comment ça se passe et qu'ils ne peuvent rien faire (...) La majorité reviendra dans deux jours comme d'habitude. Ils prendront une douche, dormiront une nuit ou deux ailleurs et reviendront», a commenté Jean-Claude Lenoir, dénonçant «ce genre d'opérations coûteuses et qui ne sert à rien». (ats/nxp)

Créé: 03.12.2019, 14h57

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