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Opération policière Pékin affirme avoir tué 28 «terroristes»

Selon les autorités locales citées par des médias étatiques, les faits ont eu lieu au Xinjiang, théâtre d'une insurrection séparatiste des Ouïghours.

Des Ouïghours se préparent à la prière à Kashgar (Chine), le 19 avril 2015.

Des Ouïghours se préparent à la prière à Kashgar (Chine), le 19 avril 2015. Image: AFP

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Les forces de sécurité chinoises ont tué 28 «terroristes» dans le Xinjiang, a annoncé vendredi le gouvernement provincial. La région, principalement peuplée de musulmans turcophones, est est le théâtre d'une insurrection séparatiste des Ouïghours.

Cette annonce intervient au terme d'une «opération de 56 jours» engagée par les forces de l'ordre après un épisode de violence qui avait fait en septembre une quinzaine de morts, a indiqué Tianshan, le portail d'informations du gouvernement régional. Un des membres du «groupe terroriste» s'est rendu, a-t-il précisé.

La «chasse à l'homme» visait le groupe d'assaillants qui avait pris pour cible le 18 septembre une mine de charbon isolée de la région d'Aksu, près du district de Baicheng, ajoute le média officiel.

Une «embuscade», tendue au petit matin contre des forces de police, avait ce jour-là provoqué la mort de seize personnes, dont cinq policiers et onze «personnes innocentes de différentes ethnies», selon la même source.

Recrudescence de troubles

Le Xinjiang, immense territoire aux confins occidentaux de la Chine, proche de l'Asie centrale, est le théâtre de fortes tensions entre Hans - l'ethnie majoritaire chinoise - et Ouïghours, des musulmans turcophones constituant la première ethnie de la région, en partie hostiles à la tutelle de Pékin.

La région a connu ces dernières années une recrudescence de troubles meurtriers, invariablement qualifiés de «terroristes» par les autorités et imputés par Pékin à des groupes «islamistes» et «séparatistes».

La Chine avait annoncé en mai avoir démantelé 181 «groupes terroristes» au Xinjiang depuis le début d'une campagne de répression baptisée «frapper fort», lancée un an auparavant après un attentat aux explosifs qui avait ensanglanté Urumqi, la capitale régionale. (ats/nxp)

Créé: 20.11.2015, 08h37

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