Mercredi 19 février 2020 | Dernière mise à jour 16:35

Ukraine Porochenko a parlé paix avec Trump

Le président ukrainien s'est s'entretenu au téléphone samedi soir avec le dirigeant américain.

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Le président américain Donald Trump a assuré samedi lors d'un entretien téléphonique avec son homologue ukrainien Petro Porochenko vouloir travailler avec Kiev et Moscou afin de mettre fin au conflit entre l'armée ukrainienne et les rebelles prorusses.

Cette première conversation entre les deux présidents est intervenue au septième jour d'une flambée de violences dans l'est de l'Ukraine qui a fait des dizaines de morts.

«Nous travaillerons avec l'Ukraine, la Russie et toutes les autres parties impliquées afin d'aider à restaurer la paix le long de la frontière», a rapporté la Maison Blanche, citant les propos de Donald Trump.

De son côté, Petro Porochenko s'est montré très positif à l'issue de cette conversation. Les «parties ont exprimé leur profonde inquiétude concernant l'escalade de la violence et la détérioration de la situation humanitaire», a déclaré le cabinet du président ukrainien.

Reprise du dialogue

Les deux présidents «sont en faveur d'une relance du dialogue à tous les niveaux avec la nouvelle administration américaine», a ajouté la même source ukrainienne.

Cette conversation téléphonique intervenait une semaine après un appel similaire entre Donald Trump et le chef de l'Etat russe Vladimir Poutine, que les deux parties avaient qualifié de constructif.

Au moins 35 personnes, des civils et des militaires, ont trouvé la mort dans l'est de l'Ukraine depuis le début, dimanche, de ces nouveaux affrontements dont les deux camps se rejettent la responsabilité. Ce conflit a déjà fait près de 10'000 morts depuis son déclenchement en avril 2014.

Nuit calme

Il s'agit des pires violences depuis l'instauration d'un cessez-le-feu «illimité» fin décembre et des premiers combats depuis l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, qui a prôné pendant sa campagne électorale un rapprochement avec la Russie, accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes, ce que Moscou dément.

La nuit de vendredi à samedi a néanmoins été relativement calme dans la ville industrielle de Avdiïvka en comparaison des nuits précédentes, selon une correspondante de l'AFP sur place.

«La nuit dernière, nous avons été les témoins de bombardements dans la banlieue d'Avdiïvka, mais il n'y a pas eu d'attaques d'ampleur dans la ville elle-même», a déclaré à l'AFP une porte-parole de la police régionale, Natalia Chyman. L'armée ukrainienne a pour sa part annoncé qu'un de ses soldats avait été tué ces dernières 24 heures.

Rencontre Lavrov-Mogherini

Cette ville, située à une dizaine de kilomètres du bastion rebelle de Donetsk et où se trouvent encore près de 25'000 civils, restait privée d'électricité samedi, avec un chauffage fonctionnant de manière sporadique malgré les températures hivernales.

Investie par les combattants prorusses en avril 2014 avant d'être reprise quelques mois plus tard par les troupes de Kiev qui y maintiennent depuis un très important contingent, Avdiïvka a toujours été un lieu stratégique dans le conflit.

C'est notamment un noeud routier dont les combattants rebelles ont su profiter pour déplacer des armes lourdes, sa cokerie ayant aussi une importance cruciale pour l'alimentation en électricité de la région.

L'Ukraine, la Russie et les rebelles ont signé mercredi à Minsk un appel au rétablissement du cessez-le-feu et au retrait d'ici à dimanche des armes lourdes d'Avdiïvka. Cet appel est néanmoins pour le moment resté lettre morte.

Prochaine rencontre Lavrov-Mogherini

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a condamné jeudi, «de manière forte et claire, les agissements russes», qu'elle a qualifiés d'«actions agressives», tout en assurant vouloir de «meilleures relations avec la Russie».

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue européenne Federica Mogherini ont quant à eux convenu de se rencontrer prochainement pour évoquer la situation en Ukraine.

Jeudi, le président Vladimir Poutine avait déjà accusé Kiev d'avoir orchestré la reprise des hostilités, estimant que l'armée ukrainienne a «avancé de 200 mètres dans le territoire contrôlé par les milices» rebelles avant d'en être repoussée.

De son côté, le président ukrainien Petro Porochenko a exhorté la communauté internationale à «mettre la pression sur la Russie pour obtenir un cessez-le-feu» dans l'Est. (AFP/nxp)

Créé: 04.02.2017, 14h05

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